mardi 15 septembre 2009
L'architecte donne le ton
Laon Que risque-t-on ?
Peindre ses volets en orange, sans autorisation, peut coûter cher. Utiliser du PVC est aussi strictement interdit par le règlement du plan de sauvegarde.
Le procureur de la République peut décider de poursuivre et faire condamner le propriétaire à des sanctions pénales comme de fortes amendes.
« Une décision de remise en état peut être rendue » précise Jean Gravot. « Ce qui fait que le propriétaire va payer deux fois. Quand la façade possède douze fenêtres, cela calme les esprits… ».
A l'inverse, il y a dans le secteur sauvegardé quelques exemples de belles réalisations comme l'ancien conservatoire, en cours d'achèvement, ou un immeuble en déshérence situé rue Saint-Martin. « Le propriétaire fait revivre tout un îlot. Il restaure avec beaucoup de soin » selon Jean Gravot. « C'est une réussite exemplaire ».
M.-C.L.
Secteur sauvegardé L'architecte donne le ton
Sur la place de la mairie, les façades doivent être couleur pierre locale. De quelle couleur peut-on repeindre sa façade et ses volets ? Quelques éléments de réponse avec l'architecte des Bâtiments de France.
EN plein cœur du secteur sauvegardé, sur la place de la mairie, un immeuble vient d'être repeint dans un ton pierre un peu jaune qui évoque la Provence, avec des volets verts. Pas tout à fait couleur locale si l'on compare aux bâtiments voisins. Pourtant, tout a été fait dans les règles, avec une déclaration de travaux à la mairie. Cela signifie-t-il qu'une certaine liberté est finalement tolérée dans ce domaine ?
Décisions collégiales
« Cette façade aurait pu être un peu plus grise », admet l'architecte des Bâtiments de France. « Mais c'est une façade neuve au milieu de façades patinées. Il faudra voir comment elle va évoluer dans le temps. De toute façon, elle est conforme à l'esprit du secteur sauvegardé », ajoute Jean Gravot.
L'ABF est plutôt tolérant. L'essentiel est de contribuer à protéger et mettre en valeur le patrimoine.
Et pour cela, le principe de base est simple : tout doit être refait comme il a été conçu, avec dans la mesure du possible les mêmes matériaux et les mêmes couleurs.
« Si une entreprise se trompe, on peut exiger qu'elle remonte les échafaudages et reprenne l'ensemble du travail… », précise l'architecte.
Concernant les autorisations de travaux, c'est la commission d'urbanisme qui décide. Les décisions sont donc collégiales. Et généralement, les propriétaires comprennent que dans une ville qui compte autant de monuments historiques, on ne peut pas faire n'importe quoi, surtout dans le secteur sauvegardé (la ville haute et les pentes).
Si l'on a une approche historique de la ville, chaque siècle a ses couleurs.
Dans un quartier médiéval, on applique les nuances que l'on attribue à cette période. Sur une place du XVIIIè siècle, les façades doivent conserver les teintes plutôt grises de ce siècle. La difficulté à Laon, c'est que l'on a un véritable patchwork d'époques architecturales.
Faut-il imposer un gris sur tel immeuble du XVIIIè perdu au milieu d'hôtels particuliers des XVI et XVIIè siècles ? Dans les cas difficiles, l'architecte utilise ses connaissances et sa sensibilité pour conseiller les propriétaires.
Palette de choix
D'ailleurs, Jean Gravot est plutôt partisan de laisser une palette de choix aux habitants, surtout en ce qui concerne les menuiseries. « Laon doit avoir un caractère un peu chatoyant. Du moment que ce n'est pas du violet… ».
Pour lui, le critère principal, c'est l'irréversibilité. Si on peut revenir en arrière, c'est acceptable. « Ma plus grande crainte, c'est que tout le monde choisisse des menuiseries en PVC comme dans certains villages. Elles sont toutes blanches ou grises et induisent de la monotonie ».
M.-C.L.
Antoine Lefèvre, également président de l'OPAL
Laon Cambriolages, dégradations, incendies L'enfer du chemin d'Aulnois L'enfer du chemin d'Aulnois Deux maisons sont complètement dévastées à l'angle de la rue Leclerc et du chemin d'Aulnois.
Chemin d'Aulnois, des habitants ont peur. Deux maisons sont vides et les autres subissent les vols ou les dégradations. AU village sans prétention, le chemin d'Aulnois a souvent mauvaise réputation. Une impopularité qui n'est pas toujours justifiée. Il y a deux ans encore, selon certaines personnes, le secteur était plutôt calme. Ils évoquent un peu la rive gauche et la rive droite du chemin, avec les constructions en dur
La mairie souhaite une réaction rapide
La mairie de Laon ne nie pas les problèmes survenant très régulièrement Chemin d'Aulnois.
Mais comment pourrait-elle le faire de toute façon. Le 11 août dernier, Antoine Lefèvre a lui-même adressé un courrier à l'un des riverains complètement désappointés par le quotidien qu'on lui fait vivre. Et le premier magistrat s'est voulu rassurant : « J'ai interpellé le directeur départemental de la sécurité publique ainsi que le colonel de la gendarmerie de l'Aisne sur ces questions », écrit-il dans la lettre que nous nous sommes procurée, « il y a lieu de traiter en urgence cette délicate question de la cohabitation avec une famille occasionnant de nombreux troubles […] En ma qualité de président de l'Opac, j'ai demandé à cet organisme de déposer systématiquement plainte pour les dégradations constatées et de réexaminer l'hébergement de la famille vraisemblablement impliquée dans ces faits ».
Enfin, ce 11 août, Antoine Lefèvre estimait qu'une « intervention rapide » s'avérait nécessaire. Mais plus d'un mois plus tard, le climat s'est encore détérioré dans ce secteur où, hormis quelques maisons et l'aire d'accueil des gens du voyage, rien ou pas grand-chose n'a été construit ou agencé dans le respect des règles de l'urbanisme.
N.F.
où cela se passe bien et les caravanes où il y a plus de soucis. Les choses se seraient envenimées cet été, coïncidant avec l'installation de caravanes au niveau d'un pavillon de l'office public d'aménagement de Laon (Opal), à droite juste avant l'aire d'accueil.
Quatre maisons cambriolées En deux mois, quatre maisons auraient été cambriolées.
Il s'agit parfois de vélo tout simplement. Surtout, des maisons ont été la cible de dégradations régulières. La première visée se situe à l'angle de la rue du Général-Leclerc et du chemin d'Aulnois. Une brèche a été faite dans le grillage et les ennuis ont commencé. Las, les occupants ont fini par quitter les lieux. La demeure a alors été offerte aux vandales qui s'y sont donnés à cœur joie. Même la toiture a fini par être détruite. La maison aurait été acquise par l'Opal. Pourtant, elle n'est pas prête d'y mettre des locataires. Certaines personnes se sont en tout cas émues de la situation et ont écrit au maire, en juillet dernier. Une famille suspectée A l'époque, la maison d'à côté était encore intacte.
Antoine Lefèvre, également président de l'OPAL, a répondu au mois d'août (lire par ailleurs). Il y évoque clairement « une famille récemment logée dans le secteur », ajoutant qu'il avait demandé à l'Opal de porter plainte systématiquement pour les dégradations constatées et de réexaminer l'hébergement de la famille. Il ajoute avoir encore interpellé les forces de l'ordre. Du reste, la semaine dernière, les policiers ont interpellé deux suspects dans une deuxième maison saccagée, qui sont convoqués devant le tribunal. Le problème c'est qu'ils doivent opérer en flagrant délit, ce qui est loin d'être simple. Il y a l'âge aussi de ceux qui dégradent. Un mineur surpris dans la maison n'avait que douze ans. La peur Aujourd'hui, des habitants ont peur. Une deuxième maison a donc été saccagée. Les destructeurs sont passés par la première maison touchée pour donner leurs coups de butoir. Le feu a été allumé derrière la maison dans une petite piscine en dur. Là aussi, les propriétaires ont préféré partir, par crainte. Et comme pour la première maison, les dégradations ont alors redoublé. Aujourd'hui, il ne reste plus rien. Dans la nuit de dimanche à lundi, un nouvel incendie s'est même déclaré au niveau de petits bâtiments derrière. Vers 1 heure du matin, on a entendu pétarader. Heureusement, les pompiers sont intervenus et ont circonscrit le feu assez rapidement. Cela renforce l'inquiétude cependant. Ici, on utilise les antivols et on monte des clôtures à la hâte. Une des maisons a vu sa toiture détériorée par des jets de pierre. Et encore, les incendies de voitures ne sont pas répertoriés.
Yann LE BLÉVEC Haut de page Article paru le : 15 septembre 2009
Deux maisons sont complètement dévastées à l'angle de la rue Leclerc et du chemin d'Aulnois.
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Laon S'acheter une paix sociale
Pour cause de « congrès HLM » à l'extérieur, il est difficile de trouver un interlocuteur sur cet épineux dossier dans les murs de l'Opac de Laon.
Reste que l'organisme admet qu'il loue actuellement une maison dans ce secteur ; maison qui semble être la source d'importants problèmes.
Une autre de ces maisons a par ailleurs été rachetée à un privé, « après décision prise en commission », en sachant pertinemment qu'elle ne serait pas relouée tout de suite, son état de délabrement ne le permettant pas.
Depuis, cette demeure est régulièrement le théâtre de dégradations. De là à penser que l'objectif de l'organisme bailleur -et de la ville- était de limiter les conflits de voisinage…
Une paix sociale qui commence cependant à coûter cher et qui, surtout, ne porte absolument pas ses fruits.
«Nous sommes conscients de ces problèmes et il est évident que nous y travaillons», nous confiait hier le secrétaire général de la mairie de Laon, Christophe Coulon, «il y a des comportements qui ne sont plus acceptables et nous allons tout faire pour en venir à bout. Je pense que d'ici la fin de l'automne, il y aura du neuf sur ce sujet ...».
A suivre donc ...
Nicolas FOSTIER
samedi 5 septembre 2009
laon Des élus référents dans les quartiers Ni maires, ni cantonniers
Depuis lundi, chaque quartier dispose d'un référent.
Depuis hier, les quartiers de Laon disposent d'un élu référent. Sa mission : informer les habitants des projets et faire remonter les doléances des riverains.
C'ÉTAIT une promesse de campagne.
C'était même la 45e sur la liste.
Depuis le 1er septembre, la plupart des quartiers de la ville dispose d'un élu référent, une sorte de maire d'arrondissement comme l'a fait entendre Antoine Lefèvre, à ceci près que l'agglomération n'a ni les moyens, ni la superficie suffisante pour se doter d'une telle organisation.
Quoi qu'il en soit, ils sont neuf à avoir accepté la mission qui leur a été confiée.
Informés en priorité
« Ce ne sont ni des gardes champêtres, ni des cantonniers, prévient encore le sénateur-maire. Je préfère le terme d'interlocuteurs. De plus, il ne s'agit pas d'une révolution puisque cette fonction, ils l'exerçaient déjà plus ou moins. Notre volonté était donc d'officialiser la chose et de permettre à ces élus de terrain de tenir des permanences et ainsi de faire remonter les doléances de nos administrés. »
De même, le premier magistrat laonnois insiste sur le fait que ces référents n'auront pas pour vocation de se substituer à lui. « D'ailleurs, je continuerai à tenir mes permanences dans les différents quartiers », assure-t-il.
Bref, l'objectif avoué est bien d'améliorer la communication entre les habitants d'un secteur et les rouages de la municipalité. Communication qui se voudra d'ailleurs réciproque : « L'élu référent sera informé en priorité des différents projets concernant son secteur de manière à ce qu'il puisse les communiquer à nos administrés. »
« C'est un travail que nous faisions déjà mais qu'il convenait de l'intensifier », souligne pour sa part l'un des conseillers municipaux concerné, Laurent Fournier, à la Cité des Cheminots.
« Il arrive fréquemment que l'on me dépose un petit mot dans ma boîte aux lettres ou que l'on m'arrête dans la rue pour aborder un dossier. Cette fois, nous disposerons d'un vrai cadre pour nous entretenir avec les habitants », précise-t-il. Pour l'heure, neuf secteurs ont donc été déterminés.
Les mêmes que ceux qui avaient été ciblés lors de la dernière campagne pour les municipales.
Les neuf secteurs
Ardon-Leuilly sera confié à Aude Bono ; Semilly à Philippe Cervi ; le quartier de Vaux (gare et Saint-Marcel) à Béatrice Lebel ; la Cité des Cheminots à Laurent Fournier ; le quartier Champagne à Michel Girard ; la Cité médiévale à Marie-France Doyez ; le quartier Moulin-Roux à Gaédic Douchain ; La Neuville (Montreuil-Marquette) à Anne-Marie Sauvez et Ile de France à Marie-Michèle Pasquale.
Enfin chaque permanence se tiendra dans les locaux municipaux des différents quartiers. Premier bilan de cette initiative en janvier.
Nicolas FOSTIER
Article paru le : 3 septembre 2009
lundi 13 juillet 2009
Chariots hors des centres commerciaux = PV de 11€
La municipalité d'Hérouville-Saint-Clair, dans la banlieue de Caen, dans le Calvados, a décidé de lutter contre les chariots de supermarché errants.
Ainsi, selon un arrêté municipal, des PV d'un montant de 11€ seront dressés à tous ceux qui circulent avec leurs chariots, en dehors des centres commerciaux.
Pour Claudie Rigot, adjointe chargée du développement économique ces chariots errants sont une "pollution visuelle" et d'un "danger pour les enfants".
Qui ajoute que des riverains "se plaignent des chariots qui sont régulièrement projetés sur les véhicules ou le mobilier urbain".
Le centre commercial Carrefour qui se situe au pied de tours a signé également un partenariat avec la ville.
Depuis lundi, des cabas à roulettes sont en vente à la mairie au prix unitaire de 5€.
Une opération qui connaît un énorme succès auprès des habitants de la ville, puisque lundi, 400 cabas à roulettes ont été vendus pour la seule journée de lundi.
laon au quartier Ile-de-France
Différends au quartier Ile-de-France Une place trop bruyante
Ce chariot depuis quinze jours sert aussi de jouet bruyant aux enfants.
La tension monte place Jacques-Prévert où certains riverains se plaignent du bruit et reçoivent des insultes en réponse.
CERTAINS riverains de la place Jacques-Prévert, quartier Ile-de-France, redoutent curieusement les grandes vacances.
Pour eux, cela veut dire que la cour devant leur fenêtre va se transformer en stade de foot. Certes, ce ne sont que des enfants qui jouent, « mais quand c'est tous les soirs, avec les ballons qui tapent dans les murs, dans les baies vitrées, avec les cris des parents qui supportent, c'est difficile, surtout quand cela dure jusqu'à 1 heure du matin », affirme une habitante de la résidence Balzac.
Elle demeure ici depuis une vingtaine d'années. « Il y a eu les petits dealers, mais aujourd'hui, cela se calme un peu », dit-elle.
Aujourd'hui, le public a rajeuni. « Il y a des enfants qui n'ont peut-être même pas 5 ans. Ils sont livrés à eux-mêmes. Ils sont provocateurs », poursuit-elle.
Dans cette résidence sans volet aux larges ouvertures, il fait vite chaud. « Le soir, on aimerait ouvrir les fenêtres pour rafraîchir, mais c'est impossible. J'ai un voisin qui est au bord de la dépression. Il se fait insulter. »
L'an dernier, la riveraine déclare que ce sont une soixantaine de personnes qui se retrouvaient là tous les soirs, pas forcément des familles de la place, de la résidence Balzac ou Godin. « Cette année, on a décidé de réagir avant. » Elle a contacté, en début de semaine dernière, les différents bailleurs, Opal et Cil. « L'Opal m'a assuré qu'il ferait un courrier aux locataires. »
Mercredi, elle est allée au commissariat pour une main courante. « Ils m'ont dit qu'ils feraient des rondes. » Vendredi soir, excédée, elle a fini par, de nouveau, appeler la police. « Je comprends qu'ils aient d'autres choses à faire, mais je ne sais pas comment m'y prendre. Quand je descends pour discuter, cela ne sert à rien. Quand on confisque un ballon, on nous menace. Mes voisins ne disent rien. Ils ont peur des représailles. Ma voiture a été dégradée l'an dernier et l'assurance commence à faire la grimace. »
Pour cette habitante, il y aurait sans doute moyen de trouver un terrain d'entente. « Les enfants peuvent très bien jouer au foot ailleurs. il y a plein d'espaces herbeux tout autour. » Elle réfute, d'ailleurs, souhaiter une place morte. « Quand il n'y a pas tout ce ramdam, on voit des amoureux sur les bancs qui se parlent doucement. On rencontre des mamans avec leurs poussettes. Il y a un agréable brouhaha qui s'élève. Rien à voir avec ces ballons qui tapent de manière répétitive. »
La dame regrette encore le laisser-aller dans l'entretien des parterres, notamment. « Quand ils étaient entretenus, les jeunes les respectaient. Maintenant, ils les enjambent sans complexe pour venir nous narguer sous nos fenêtres », dit-elle.
Yann LE BLÉVEC
Article paru le : 13 juillet 2009
mardi 30 juin 2009
Interdits d'école et d'aire de jeux Les herbicides, trop utilisés
laon randir la photo
Eric Delhaye explique que la volonté est toujours de limiter leur usage, mais les habitudes persistent.
La Ville a décidé de limiter l'usage d'herbicides, mais leur utilisation persiste, même au niveau d'aire de jeux, comme le déplore François Turquin, membre des Verts.
IL y a un peu plus d'un an, un Laonnois dénonçait l'usage, par les agents municipaux, d'herbicides au niveau d'aire de jeux pour enfants dans le quartier Saint-Vincent.
Mercredi, le sang de François Turquin, membre des Verts et directeur d'école à Ile-de-France, n'a fait qu'un tour.
Des méthodes alternatives
« J'ai vu des employés communaux traiter l'aire de jeux tout près de l'école. Ils n'avaient pas les combinaisons blanches, mais ils avaient bien le masque sur le visage. Les enfants vont toucher l'herbe après et s'en mettre plein les mains. Il faut savoir que des études ont montré que les herbicides étaient potentiellement cancérigènes », explique-t-il.
Il y a plusieurs mois, le directeur avait déjà été piqué en se rendant compte qu'un traitement avait eu lieu au niveau de l'école. « J'en avais parlé à Eric Delhaye, élu référent au niveau de l'école et maire-adjoint chargé de l'environnement et du développement durable. Il avait assuré que des consignes seraient données », poursuit François Turquin.
Il y a quelques jours, l'enseignant a de nouveau cependant remarqué les traces blanches caractéristiques au niveau de la pelouse de l'école, le long du grillage. « Il semble que les agents ont traité à l'extérieur et qu'ils en ont profité pour traiter l'école à travers le grillage », estime François Turquin, qui en a reparlé avec l'élu lors du dernier conseil d'école. « J'ai précisé qu'il fallait appeler dans ces cas-là, ce qu'il a fait mercredi, et le traitement de l'aire de jeux a été stoppé », explique Eric Delhaye. Ce dernier confirme que des consignes strictes ont été données pour que les herbicides ne soient pas utilisés au niveau des écoles, aires de jeux et fils d'eau. « D'une manière générale, la volonté est de limiter l'usage d'herbicides et de produits phytosanitaires. Cela passe par le paillage ou de la toile biodégradable au niveau des massifs. On utilise aussi des plantes tapissantes ou les copeaux de bois que nous réalisons avec notre broyeur », indique encore Eric Delhaye.
Il y a aussi une gestion différenciée des espaces verts. « Je continue à me battre, mais tout cela ne se décrète pas en un jour. Il y a le poids des habitudes. Pendant des années, toutes les collectivités ont traité à forte dose et les habitants sont parfois demandeurs. Aujourd'hui, on fait attention au dosage, on favorise des méthodes alternatives, mais ce n'est pas simple. Il peut y avoir des ratés et des piqûres de rappel sont alors nécessaires. »
Seule la main et la binette peuvent remplacer les herbicides à certains endroits. Il y a le gaz aussi, en brûlant les mauvaises herbes. « Mais cela fait des émissions de CO2...»
Yann LE BLÉVEC
Article paru le : 30 juin 2009
lundi 25 mai 2009
laon Fête des voisins
Fête des voisins / Un palier est franchi
La fête des voisins se conjuguera notamment à Ile-de-France par un concert suivi d'un repas.
Ile-de-France, Vaux, Champagne… La fête des voisins s'invite aux quatre
coins de la ville ce mardi.
CELA fait dix ans. Dix ans que la fête des voisins existe.
Il s'agit de rompre l'isolement, vaincre la peur de l'autre.
Quand on se parle, les choses sont parfois plus simples, mais il est souvent difficile de franchir une haie ou un palier.
Rien de tel que de partager un repas pour apprendre à mieux se connaître.
C'est ainsi que pour la troisième année consécutive, l'association des résidants du village Ile de France (ARVIF) ne restera pas à quai ce mardi 26 mai. Récemment, Jean Louis Solau, président de l'association, Franck Delattre, représentant de la maison du CIL et Sophie Motreff, de la communauté de communes du Laonnois chargée, se sont retrouvés dans les locaux place Jacques Prévert pour préparer le rendez-vous. Le CIL, adhérent au niveau national, s'occupe notamment de la logistique. L'organisme gère 220 logements sur le quartier. La municipalité et l'office public d'aménagement de Laon sont également partenaires. A Ile-de-France, les gens sont invités à venir décorer dès 17 heures.
A 18 heures, un concert de jazz aura lieu place des Maraîchers puis à 18 h 30 place Prévert, avant le partage du repas proprement dit où chaque participant est invité à venir avec un plat.
La résidence des Myostis avec l'association des résidants, l'Ecume bleue, s'associent aussi à cette fête des voisins.
Elle a convié les voisins de la résidence, ainsi que les commerçants de Vaux, à venir les rejoindre à la résidence (dehors ou dedans en fonction du temps) en cette soirée du 26 mai.
« Nous fournissons un apéritif de bienvenue. Les éventuels participants peuvent prendre contact avec la résidence pour qu'on puisse organiser au mieux », explique-t-on au niveau des Myosotis (Tél. 03.23.27.10.60). La résidence a fait une demande d'aide au niveau du fonds de participation des habitants pour pouvoir financer la location d'une sono notamment. Du côté du quartier Champagne, ce sont des notes de jazz qui se feront entendre à partir de 18 h 30, place du 8-Mai-1945.
Charles Prévost Washboard group se produira dans le cadre aussi du festival Jazz'titudes, avec Charles Prévost qui sait faire swinguer comme personne une vraie « planche à laver ». Il est entre autres accompagné par Eric Luter, le fils de Claude, qui lui joue de la trompette. Pour pimenter le tout, l'association Loisirs et culture organise un barbecue extérieur ainsi qu'une buvette sans alcool. Sans compter les initiatives ici ou là comme à Saint-Vincent, Semilly… Tout le monde peut inviter son, ses voisins.
Yann LE
BLÉVEC
Article paru le : 25 mai 2009
mercredi 8 avril 2009
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jeudi 19 mars 2009
Montreuil : touche pas à mon quartier !
ndir la photo
Pas question pour certains résidents de laisser croire que le quartier Montreuil est une zone de non-droit.
Cela fait bientôt deux décennies que Madeleine habite dans le quartier Montreuil.
Une cité qu'elle a appris à aimer, avec ses défauts et ses qualités.
Alors, lorsqu'elle a lu, dans ces mêmes colonnes, qu'une poignée de locataires montait au créneau pour dénoncer de supposées dérives observées dans ce coin de la ville, elle a plongé dans une colère noire.
Pas question pour elle de laisser entendre que Montreuil est une zone de non droit.
Au contraire même.
« Tout est parti d'un seul locataire qui a réussi à en monter quelques autres contre l'Opal », analyse-t-elle. » Pour ma part, je n'ai rien à voir avec cet organisme bailleur mais ma seule volonté est de rétablir la vérité.
Ici, nous ne voyons pas de bandes rivales s'affronter, les voitures ne brûlent pas tous les week-ends et les cages d'escaliers sont entretenues. C'est donc complètement immorale et inadmissible de colporter une mauvaise image de ce quartier ».
Des faits isolés
Il faut dire qu'au début de l'hiver, ledit locataire ainsi désigné par Madeleine était monté au créneau pour dénoncer une situation devenue, selon lui, intenable.
À cette époque, dans un laps de temps très court, plusieurs problèmes avaient été soulevés : ordures en état de décomposition dans la cage d'escalier, odeurs pestilentielles, rats, cafards, menaces sur des locataires et même… Des bouteilles de gaz retrouvées dans les sous-sols, ce qui avait conduit à l'intervention des sapeurs-pompiers.
Enfin, une locataire avait même retrouvé sa voiture incendiée.
Bref, à les entendre, ce n'était pas Chicago mais presque, chose que Raymonde réfute avec force : « Ce sont des faits isolés, assure-t-elle, des histoires de familles qui ont mal tourné même parfois. Mais ces événements n'ont rien de récurrents et ne peuvent pas illustrer ce qu'est la vie à Montreuil », ajoute la locataire.
Et de faire remarquer : « nous disposons d'un correspondant de l'Opal qui fait bien son travail. Un travail pas toujours simple d'ailleurs… », souffle-t-elle.
En 2004, tous les immeubles ont été rénovés et les 237 logements ont été refaits quasiment de fond en comble : ravalement, électricité, portes, fenêtres, cages d'escaliers, sols…
« Tout cela sans augmentation de loyer, assure Raymonde. Et puis, nous avons tout ce qu'il nous faut. Tous les services auxquels nous pourrions prétendre. Alors, encore une fois, il ne faut pas laisser deux ou trois personnes ternir l'image de ce secteur de la ville qui, franchement, ne le mérite pas ».
Selon nos sources, la personne qui avait dénoncé ces faits de malveillance il y a quelques semaines, a finalement décidé de quitter le quartier. « Nous nous étions retrouvés à ses côtés lors d'une réunion organisée par l'Opal. Il a rapidement compris qu'il se trouvait en minorité et que ses arguments ne tenaient pas debout. D'ailleurs, depuis qu'il est pari, vous entendez encore parler de quelconques problèmes vous ? ».
Nicolas Fostier
mercredi 18 mars 2009
Laon L'homme fait une chute du troisième étage
Tentative de suicide / L'homme fait une chute du troisième étage
Marcel Cousin s'est écrasé sur une rambarde métallique. Il est grièvement blessé. Un homme d'une soixantaine d'années s'est grièvement blessé lundi soir à Laon, en chutant du troisième étage d'un immeuble. Les faits se sont déroulés peu avant 20 heures, rue Fernand-Christ, en ville basse, à proximité du rond-point de Winchester. Les pompiers ont été alertés pour une personne inconsciente au bas de la résidence collective. Rapidement sur les lieux, les secours ont pris en charge Marcel Cousin dans un état critique. Ce dernier est tombé sur une rambarde métallique, qui s'est brisée sous le choc. La victime a été transportée au centre hospitalier Robert-Debré à Reims. Les policiers ont ouvert une enquête et se sont également rendus sur place. L'hypothèse d'une tentative de suicide est privilégiée. A priori, l'homme était seul au moment du drame. En outre, sa porte était fermée. Les fonctionnaires auraient par ailleurs retrouvé une chaise devant la fenêtre, laissant envisager qu'il serait monté dessus pour enjamber l'ouverture et se lancer dans le vide. Marcel Cousin, locataire de l'appartement 7 au n°12 bis, vivait seul selon ses voisins. « Il avait semble-t-il perdu sa femme il y a quelques années et nous ne lui connaissions pas d'enfant », disent-ils. Ces dernières semaines, il aurait
montré des signes de désarroi. Il aurait même parlé de suicide selon une dame de l'immeuble. Les dernières nouvelles le concernant étaient moins alarmistes, même si la prudence restait de mise. Yann Le Blévec
Article paru le : 18 mars 2009






