jeudi 25 octobre 2007
Laon L'identité de quartier doit s'affirmer
Que peut-on améliorer dans la ville ? Voici en résumé le but de la rencontre territoriale qui s'est déroulé mardi soir à la maison Marc Sangnier. Où l'esprit des quartiers a été passé au crible.
UNE des premières spécificités de la ville préfecture, le préfet Stéphane Fratacci, l'avait découverte de nuit, avec l'effondrement d'une partie des remparts. Mardi soir, le représentant de l'Etat a approfondi sa connaissance de la ville avec les synthèses des trois ateliers mis en place pour cette journée de rencontre territoriale de la ville.
Trois axes avaient été choisis pour ce scanner urbain, décrèté au niveau gouvernemental : l'accès à l'emploi des habitants, mon quartier dans la ville, et l'éducation pour la réussite.
« Tout ce qui a été dit ce soir, n'est pas un aboutissement. Mais une étape dans la politique de la ville qui doit se poursuivre » expliquait le représentant de l'Etat, une fois la synthèse annoncée.
« Pour avoir été présent dans les 3 ateliers, il y a des points qui sont revenus : communication, information, liens, il doit y avoir une appropriation de l'information qui circule par les habitants. Certes, elle peut être améliorée mais les habitants doivent continuer à être acteur de leur ville. Pour la suite, il y a les blogs, notamment celui de Fadela Amara. »
La secrétaire d'Etat en charge de la politique de la ville a lancé cette vaste consultation.
La contribution laonnoise va lui parvenir. Que pourra-t-elle y lire ? Que côté accès à l'emploi, « les organismes officiels auraient de meilleurs contacts, si un premier pas est effectué par un déplacement dans les quartiers. Les gens concernés auront ensuite plus de facilité à venir dans les organismes. »
Il a été aussi pointé que « les formations ne doivent pas être
remplies pour être remplies. C'est-à-dire mettre des personnes qui n'ont pas forcément l'envie d'y être. »
Problème de l'illettrisme
Concernant les emplois aidés, les travers ont été pointés : ce n'est pas un emploi à vie d'un côté, et il n'est pas jetable de l'autre. Pour l'éducation, un constat inquiétant est ressorti : « Les parents d'enfants en difficulté ne peuvent plus suivre car eux aussi ont eu des soucis. Il y a un problème d'illettrisme chez eux, et malheureusement, pas assez de structures qui combattent ce problème à Laon. »
Ce qui a ressurgi aussi est que la barrière parents — écoles est toujours forte.
Malgré quelques innovations par ci par là.
« Des liens informels sont à formaliser. Il a aussi été mis en avant le problème des jeunes parents, ceux âgés entre 16 et 19 ans. Cela démontre que le planning familial en place sur la ville n'est pas efficient. »
Identité forte des quartiers
Enfin, côté mon quartier dans ma ville, le constat a été simple : « En général à Laon, il y a un bon équipement. Avec un point noir, le centre social Champagne qui est actuellement en travaux. Pour les associations, un meilleur accompagnement est attendu. »
Il est ressorti de cet atelier que « les quartiers sont attachés à leur identité. Et qu'il n'y a pas forcément l'envie d'aller voir ailleurs, quand on a ce qu'il faut chez soi. »
Pour contrecarrer cet état, ne resterait plus qu'à remettre au goût du jour, des jeux… interquartiers.
Qui permettraient des rencontres, de l'activité, et des liens qui sont parfois délicats à créer.
Stéphane Massé
Stéphane Fratacci, préfet : « Le travail doit continuer. » 
Tous les acteurs sociaux ont délivré des pistes pour améliorer la situation. 
Les habitants des quartiers ont été sollicités pour connaître leurs attentes.
Nelly Chevalérias Union locale CLCV - Laonnois
Articlé paru le : 25 octobre 2007
Article publié sur le site du quotidien régional l'union Champagne-Ardenne Picardie
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=372518&pid=6660723
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
