jeudi 26 février 2009
administrateur désigné par le syndicat CGT
Trois questions à… Marius Jagrikowa
Marius Jagrikowa, un représentant des locataires
Administrateur au conseil d'administration de l'OPH (Office public de l'habitat) depuis 1992, quel a été votre parcours depuis cette date ? D'abord administrateur désigné par le syndicat CGT, j'ai souhaité représenter des gens qui m'auraient élu. C'est ainsi que les circonstances ont voulu que j'abandonne un mandat nominatif pour un mandat électif, en représentant depuis 1998 les locataires adhérents de la confédération nationale du logement.
Quelles sont les évolutions qui ont marqué vos mandats successifs ? Passant de OPAL à OPAC en 1992, et maintenant OPH depuis 2008, des travaux immenses ont été entrepris au fil des années dans certains quartiers et notamment dans celui du Moulin Roux où j'habite : voies améliorées, création de parkings, moins de stationnement devant les immeubles, amélioration de l'habitat, sécurisation des sous-sols. Un point noir subsiste cependant : la drogue.
Quel est pour vous le bilan, après tant d'années passées comme administrateur de l'OPH ? Nous sommes actuellement quatre représentants des locataires sur 23 membres. Notre rôle est limité. L'office est un organisme très structuré, nous sommes souvent mis devant le fait accompli. Mais, petit à petit les gens sont plus ouverts, ainsi cette commission sur les impayés qui a été créée et qui permet d'évoquer plus facilement les difficultés, un progrès.
Article paru le : 26 février 2009
Contactez nous
Ecrire
le blog est un site placé sous la responsabilité de son auteur
Vous pouvez nous contacter... à cette adresse Courriel : brunocremont870@hotmail.com
Faîtes-nous part de votre réflexions, de vos suggestions, de vos demandes d’informations, etc. Merci
Nous joindre par e-mail,
Comment nous contacter ? Pour plus de renseignements, n'hésitez pas à nous contacter par e-mail
Droit à l'image
Si vous vous reconnaissez sur une photo et que vous ne souhaitez pas figurer sur le site, écrivez moi pour que je l'enlève. Si j'ai mis un lien vers votre site ou votre blog, merci de me rendre la pareille, le web se développe sur ce principe de réciprocité.
Si vous souhaitez corriger une information qui vous paraîtrait erronée n'hésitez pas à m'écrire.
Certains articles évoluent, je les corrige quand c'est nécessaire ou les enrichis pour certains que je reprends de temps en temps.
Faîtes-nous part de votre réflexions, de vos suggestions, de vos demandes d’informations, etc. Merci
mardi 17 février 2009
Tergnier infranchissable en fauteuil
La cité cheminote de Quessy sous tension

Un seuil de vingt centimètres, infranchissable en fauteuil.
C'est toujours pas la joie dans la cité cheminote de Quessy où les travaux de réhabilitation se poursuivent.
A l'initiative d'une poignée de résidents, une pétition circule dans le quartier pour dénoncer la manière dont sont menés les chantiers.
Du n'importe quoi qui excède les signataires, en particulier l'époux handicapé d'une élue ternoise, logé à la même enseigne que les personnes valides. Etat des lieux.
Il y a du rififi dans l'air et la fronde est menée par une adjointe au maire de Tergnier.
Depuis le mois d'octobre, Marie-José Kitinski ne décolère pas.
Comme l'ensemble des résidents de la cité cheminote de Quessy, elle en a ras le bol de ces travaux de réhabilitation, menés avec une foutaise royale. Après les travaux d'électricité qui lui ont donné des sueurs froides, à cause d'un mauvais prévisionnel, elle se retrouve aujourd'hui avec une porte-fenêtre qui ne correspond pas à son type de logement.
Locataire, comme cent dix-neuf résidents de la cité, elle loge dans un petit pavillon qui est normalement conçu pour une personne handicapée. Et c'est son mari Bernard qui en parle le mieux puisqu'il occupe un fauteuil roulant. « Les ouvriers ont posé une porte-fenêtre dans le salon. Il me sera impossible d'aller dans le jardin car la barre de seuil est rehaussée.» Incompréhension totale car un état des lieux avait été établi en octobre, en présence du maître d'œuvre et d'un représentant de la société d'HLM ICF-Nord-est, propriétaire de l'ensemble immobilier.
L'élue ternoise est déboussolée « il y a cet obstacle dans le salon mais imaginez les conséquences si un incendie se déclare près de la porte d'entrée. Mon mari ne pourra pas sortir» s'inquiète-t-elle à juste titre. Les erreurs de chantier ou les malfaçons ne concernent pas uniquement les époux Kitinski. « Nous avons déjà réuni trente et un signataires. La grande majorité des locataires est mécontente » indique l'élue ternoise dont l'action est relayée par la Confédération Syndicale des Familles. Un peu partout dans le quartier, les problèmes électriques sont légions, avec des raccordements et des installations laissant à désirer. « Rue de Verdun, un locataire a vu la tour de son ordinateur prendre feu » témoigne-t-elle encore.
La cité cheminote de Quessy est vraiment en pleine ébullition.
L'ORGANISME HLM REAGIT...
Annie-Claude Spicher directrice de l'agence amienoise ICF Nord-Est est bien au courant de la situation locale. Hier au télephone, elle a indiqué comprendre la position des résidents. « Il faut laisser faire les choses. Nous ferons le point lors de la reception des travaux. Nous agirons en conséquence » précise-telle en reconnaissant que les chantiers ont été désertés pendant la période des fêtes de fin d'année. « Journellement, le maitre d'œuvre m'informe de l'avancée des travaux ». Elle reconnait l'existence de gros problèmes électriques « Cette semaine, j'irai à la rencontre de l'amicale des locataires et m'entretiendrai avec la mairie » souligne-t-elle encore.


Une seule prise de courant dans la cuisine… installée à plus de 1,50 mètre du sol.

Auteur : Jean-Michel PILLOT
Article paru le : 16 février 2009
mardi 10 février 2009
laon Logements : l'heure est à la rénovation

Après une importante phase de travaux, l'Opal se concentre sur l'entretien et la rénovation, « sans quoi tout ce que nous avons fait jusque-là n'aurait pas de sens », estime son directeur général, Christian Billot.
L'Opal de Laon a plus d'un projet dans ses cartons.
Mais il admet que cette année 2009 sera surtout placée sous le signe de la rénovation.
UN CHIFFRE au moins semble combler le directeur de l'Opal de Laon, Christian Billot : 95 %. C'est le nombre de locataires qui, selon une enquête menée par des organismes indépendants, seraient prêts à conseiller les services de ce bailleur à leurs amis ou à leur famille.
Un chiffre qui, il y a quelques années, flirtait vaillamment avec les 70 %.
Cinq millions d'euros
En clair, les degrés gagnés sur le thermomètre de la satisfaction semblent réels et selon le même Christian Billot, ce changement dans les comportements ne serait pas le fruit du hasard : « Il y a un vrai travail de fond qui a été mené ces dernières années. Nous ne crions pas victoire, mais force est de constater que le dialogue finit par payer et cela se vérifie notamment dans un respect plus marqué des locaux communs », note-t-il.
Un sentiment partagé par Véronique Binet, directrice du développement à l'Opal. Selon elle, ce dialogue avec les locataires est devenu primordial car il permet aussi de mettre le doigt sur ce qui ne va pas sans pour autant se contenter de l'avis de ceux qui parlent fort.
Toujours les mêmes en l'occurrence.
« On ne doit pas limiter ce travail d'écoute aux éternels mécontents.
Il y a ceux qui ne se font que rarement entendre mais avec lesquels on peut entamer une discussion constructive lorsque l'on va vers eux. C'est finalement grâce à eux que les choses bougent à l'Opal ».
C'est dans cet esprit que 170 logements ont été refaits place des Frères-Lumière et rue Monge.
Dans la foulée, 300 autres profiteront du même traitement dans le quartier Moulin-Roux. Il sera alors question de refaire les sanitaires ainsi que la cuisine, l'électricité et donner un coup de frais aux parties communes. Au total, ce sont 5 millions d'euros qui seront injectés dans ce vaste chantier.
Barre Gay-Lussac
De même, des réflexions sont en cours avec différents prestataires pour améliorer l'entretien des locaux ou pour pouvoir répondre plus rapidement aux locataires lorsqu'ils rencontrent un problème de plomberie ou d'électricité.
« C'est une démarche assez logique car l'Opal devait, un moment donné, reprendre son souffle et ralentir dans le domaine de l'investissement. Créer, c'est bien, mais entretenir fait également partie de notre travail. Or, c'est sur ce secteur que nous insisterons cette année », analyse Christian Billot.
Reste que trois projets sont tout de même en passe de voir le jour à Laon. Le premier - et le plus abouti certainement - sera la remise en service de la barre Gay-Lussac, ou plus exactement de ce qu'il en reste. Amputée des trois-quarts, elle s'apprête en effet à accueillir des bureaux ainsi que des locaux techniques. « Ce n'est qu'une affaire de quelques semaines », promet Véronique Binet. Puis, l'Opal interviendra, indirectement, dans la rénovation du centre hospitalier en se chargeant de la réhabilitation d'un immeuble, place Foch, afin d'y créer une trentaine de logements.
Enfin, un peu plus tard, c'est sur les actuels locaux occupés par les services de l'Inra (place Jacques-de-Troyes) que l'Opal jettera son dévolu. Un espace qui s'étire sur un hectare et demi et qui devrait permettre de concrétiser un chantier ambitieux. Mais chut ! Pour l'heure, rien n'est encore signé. Une chose est sûre, il est question de se montrer exemplaire dans le domaine de l'environnement et de l'écologie. À suivre donc…
Nicolas Fostier
******************
Un toilettage en profondeur
Ce sont 1 550 000 euros qui sont consacrés à l'embellissement des appartements de la rue Monge et place des Frères-Lumière, soit 8 700 euros par logement.
« Des aménagements qui ne donneront pas lieu à une hausse des loyers », prévient-on dans les murs de l'Opal de Laon. Pas d'augmentation, mais des exigences en terme de respect et de propreté.
« Il faut savoir qu'en 2007, plus de 30 000 euros ont dû être supportés par l'Opal pour réparer les dégradations commises dans les quartiers Champagne et Moulin-Roux. Or, c'est ensemble que nous pourrons lutter contre ces déprédations », notre Christian Billot.
C'est d'ailleurs dans ce contexte qu'une charte de vie collective a été mise en œuvre. Charte que les résidents ont été invités à signer.
Améliorer la sécurité
« Les parties communes représentent l'espace public de l'immeuble. Il est donc important d'y adopter des attitudes respectueuses envers ses voisins et notre personnel, en évitant, notamment, les salissures sur les murs (roues de vélo, terre, tag, etc.). Même s'il est encore un peu tôt pour tirer un bilan de cette expérience, il semblerait qu'elle porte ses fruits. Depuis quelques mois, les efforts sont manifestes ».
Par ailleurs, si des améliorations ont été apportées dans les communs, il en va de même dans chaque appartement.
Cela passera tout d'abord par la réfection des installations sanitaires : remplacement de toutes les évacuations d'eaux usées ; remplacement des canalisations en cuivre (eau froide et eau chaude) ; remplacement des appareils sanitaires : WC, évier, lavabo, baignoire ; prises et évacuations pour machine à laver (dans la cuisine et la salle de bain) ainsi que pour un sèche-linge ; pose de faïence au-dessus de l'évier, de la baignoire et du lavabo.
Dans la foulée, les installations électriques seront également refaites dans les salles de bain et cuisines et divers travaux de peinture et de carrelage réalisés dans les sanitaires. Enfin, les portes d'entrée des appartements seront changées afin d'améliorer la sécurité (fermeture trois points), tout comme les portes des immeubles dotées désormais de digicode.
N.F.
Article paru le : 10 février 2009

