lundi 13 juillet 2009
laon au quartier Ile-de-France
Différends au quartier Ile-de-France Une place trop bruyante
Ce chariot depuis quinze jours sert aussi de jouet bruyant aux enfants.
La tension monte place Jacques-Prévert où certains riverains se plaignent du bruit et reçoivent des insultes en réponse.
CERTAINS riverains de la place Jacques-Prévert, quartier Ile-de-France, redoutent curieusement les grandes vacances.
Pour eux, cela veut dire que la cour devant leur fenêtre va se transformer en stade de foot. Certes, ce ne sont que des enfants qui jouent, « mais quand c'est tous les soirs, avec les ballons qui tapent dans les murs, dans les baies vitrées, avec les cris des parents qui supportent, c'est difficile, surtout quand cela dure jusqu'à 1 heure du matin », affirme une habitante de la résidence Balzac.
Elle demeure ici depuis une vingtaine d'années. « Il y a eu les petits dealers, mais aujourd'hui, cela se calme un peu », dit-elle.
Aujourd'hui, le public a rajeuni. « Il y a des enfants qui n'ont peut-être même pas 5 ans. Ils sont livrés à eux-mêmes. Ils sont provocateurs », poursuit-elle.
Dans cette résidence sans volet aux larges ouvertures, il fait vite chaud. « Le soir, on aimerait ouvrir les fenêtres pour rafraîchir, mais c'est impossible. J'ai un voisin qui est au bord de la dépression. Il se fait insulter. »
L'an dernier, la riveraine déclare que ce sont une soixantaine de personnes qui se retrouvaient là tous les soirs, pas forcément des familles de la place, de la résidence Balzac ou Godin. « Cette année, on a décidé de réagir avant. » Elle a contacté, en début de semaine dernière, les différents bailleurs, Opal et Cil. « L'Opal m'a assuré qu'il ferait un courrier aux locataires. »
Mercredi, elle est allée au commissariat pour une main courante. « Ils m'ont dit qu'ils feraient des rondes. » Vendredi soir, excédée, elle a fini par, de nouveau, appeler la police. « Je comprends qu'ils aient d'autres choses à faire, mais je ne sais pas comment m'y prendre. Quand je descends pour discuter, cela ne sert à rien. Quand on confisque un ballon, on nous menace. Mes voisins ne disent rien. Ils ont peur des représailles. Ma voiture a été dégradée l'an dernier et l'assurance commence à faire la grimace. »
Pour cette habitante, il y aurait sans doute moyen de trouver un terrain d'entente. « Les enfants peuvent très bien jouer au foot ailleurs. il y a plein d'espaces herbeux tout autour. » Elle réfute, d'ailleurs, souhaiter une place morte. « Quand il n'y a pas tout ce ramdam, on voit des amoureux sur les bancs qui se parlent doucement. On rencontre des mamans avec leurs poussettes. Il y a un agréable brouhaha qui s'élève. Rien à voir avec ces ballons qui tapent de manière répétitive. »
La dame regrette encore le laisser-aller dans l'entretien des parterres, notamment. « Quand ils étaient entretenus, les jeunes les respectaient. Maintenant, ils les enjambent sans complexe pour venir nous narguer sous nos fenêtres », dit-elle.
Yann LE BLÉVEC
Article paru le : 13 juillet 2009
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=372518&pid=14386563
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
