Union locale CLCV - Laonnois

une association de consommateurs dynamique, compétente, Elle est reconnue représentative des locataires et des copropriétaires. Son action est à la fois locale, départementale, régionale, nationale, et internationale.

mardi 15 septembre 2009

L'architecte donne le ton

Laon   Que risque-t-on ?

Peindre ses volets en orange, sans autorisation, peut coûter cher. Utiliser du PVC est aussi strictement interdit par le règlement du plan de sauvegarde.
Le procureur de la République peut décider de poursuivre et faire condamner le propriétaire à des sanctions pénales comme de fortes amendes.
« Une décision de remise en état peut être rendue » précise Jean Gravot. « Ce qui fait que le propriétaire va payer deux fois. Quand la façade possède douze fenêtres, cela calme les esprits… ».
A l'inverse, il y a dans le secteur sauvegardé quelques exemples de belles réalisations comme l'ancien conservatoire, en cours d'achèvement, ou un immeuble en déshérence situé rue Saint-Martin. « Le propriétaire fait revivre tout un îlot. Il restaure avec beaucoup de soin » selon Jean Gravot. « C'est une réussite exemplaire ».
M.-C.L.

Secteur sauvegardé   L'architecte donne le ton

Sur la place de la mairie, les façades doivent être couleur pierre locale. De quelle couleur peut-on repeindre sa façade et ses volets ? Quelques éléments de réponse avec l'architecte des Bâtiments de France.
EN plein cœur du secteur sauvegardé, sur la place de la mairie, un immeuble vient d'être repeint dans un ton pierre un peu jaune qui évoque la Provence, avec des volets verts. Pas tout à fait couleur locale si l'on compare aux bâtiments voisins. Pourtant, tout a été fait dans les règles, avec une déclaration de travaux à la mairie. Cela signifie-t-il qu'une certaine liberté est finalement tolérée dans ce domaine ?
Décisions collégiales
« Cette façade aurait pu être un peu plus grise », admet l'architecte des Bâtiments de France. « Mais c'est une façade neuve au milieu de façades patinées. Il faudra voir comment elle va évoluer dans le temps. De toute façon, elle est conforme à l'esprit du secteur sauvegardé », ajoute Jean Gravot.
L'ABF est plutôt tolérant. L'essentiel est de contribuer à protéger et mettre en valeur le patrimoine.
Et pour cela, le principe de base est simple : tout doit être refait comme il a été conçu, avec dans la mesure du possible les mêmes matériaux et les mêmes couleurs.
« Si une entreprise se trompe, on peut exiger qu'elle remonte les échafaudages et reprenne l'ensemble du travail… », précise l'architecte.
Concernant les autorisations de travaux, c'est la commission d'urbanisme qui décide. Les décisions sont donc collégiales. Et généralement, les propriétaires comprennent que dans une ville qui compte autant de monuments historiques, on ne peut pas faire n'importe quoi, surtout dans le secteur sauvegardé (la ville haute et les pentes).
Si l'on a une approche historique de la ville, chaque siècle a ses couleurs.
Dans un quartier médiéval, on applique les nuances que l'on attribue à cette période. Sur une place du XVIIIè siècle, les façades doivent conserver les teintes plutôt grises de ce siècle. La difficulté à Laon, c'est que l'on a un véritable patchwork d'époques architecturales.
Faut-il imposer un gris sur tel immeuble du XVIIIè perdu au milieu d'hôtels particuliers des XVI et XVIIè siècles ? Dans les cas difficiles, l'architecte utilise ses connaissances et sa sensibilité pour conseiller les propriétaires.
Palette de choix
D'ailleurs, Jean Gravot est plutôt partisan de laisser une palette de choix aux habitants, surtout en ce qui concerne les menuiseries. « Laon doit avoir un caractère un peu chatoyant. Du moment que ce n'est pas du violet… ».
Pour lui, le critère principal, c'est l'irréversibilité. Si on peut revenir en arrière, c'est acceptable. « Ma plus grande crainte, c'est que tout le monde choisisse des menuiseries en PVC comme dans certains villages. Elles sont toutes blanches ou grises et induisent de la monotonie ».
M.-C.L.

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Antoine Lefèvre, également président de l'OPAL

Laon Cambriolages, dégradations, incendies L'enfer du chemin d'Aulnois L'enfer du chemin d'Aulnois Deux maisons sont complètement dévastées à l'angle de la rue Leclerc et du chemin d'Aulnois.

Chemin d'Aulnois, des habitants ont peur. Deux maisons sont vides et les autres subissent les vols ou les dégradations. AU village sans prétention, le chemin d'Aulnois a souvent mauvaise réputation. Une impopularité qui n'est pas toujours justifiée. Il y a deux ans encore, selon certaines personnes, le secteur était plutôt calme. Ils évoquent un peu la rive gauche et la rive droite du chemin, avec les constructions en dur

La mairie souhaite  une réaction rapide

La mairie de Laon ne nie pas les problèmes survenant très régulièrement Chemin d'Aulnois.
Mais comment pourrait-elle le faire de toute façon. Le 11 août dernier, Antoine Lefèvre a lui-même adressé un courrier à l'un des riverains complètement désappointés par le quotidien qu'on lui fait vivre. Et le premier magistrat s'est voulu rassurant : « J'ai interpellé le directeur départemental de la sécurité publique ainsi que le colonel de la gendarmerie de l'Aisne sur ces questions », écrit-il dans la lettre que nous nous sommes procurée, « il y a lieu de traiter en urgence cette délicate question de la cohabitation avec une famille occasionnant de nombreux troubles […] En ma qualité de président de l'Opac, j'ai demandé à cet organisme de déposer systématiquement plainte pour les dégradations constatées et de réexaminer l'hébergement de la famille vraisemblablement impliquée dans ces faits ».
Enfin, ce 11 août, Antoine Lefèvre estimait qu'une « intervention rapide » s'avérait nécessaire. Mais plus d'un mois plus tard, le climat s'est encore détérioré dans ce secteur où, hormis quelques maisons et l'aire d'accueil des gens du voyage, rien ou pas grand-chose n'a été construit ou agencé dans le respect des règles de l'urbanisme.
N.F.
où cela se passe bien et les caravanes où il y a plus de soucis. Les choses se seraient envenimées cet été, coïncidant avec l'installation de caravanes au niveau d'un pavillon de l'office public d'aménagement de Laon (Opal), à droite juste avant l'aire d'accueil.

Quatre maisons cambriolées En deux mois, quatre maisons auraient été cambriolées.

Il s'agit parfois de vélo tout simplement. Surtout, des maisons ont été la cible de dégradations régulières. La première visée se situe à l'angle de la rue du Général-Leclerc et du chemin d'Aulnois. Une brèche a été faite dans le grillage et les ennuis ont commencé. Las, les occupants ont fini par quitter les lieux. La demeure a alors été offerte aux vandales qui s'y sont donnés à cœur joie. Même la toiture a fini par être détruite. La maison aurait été acquise par l'Opal. Pourtant, elle n'est pas prête d'y mettre des locataires. Certaines personnes se sont en tout cas émues de la situation et ont écrit au maire, en juillet dernier. Une famille suspectée A l'époque, la maison d'à côté était encore intacte.

Antoine Lefèvre, également président de l'OPAL, a répondu au mois d'août (lire par ailleurs). Il y évoque clairement « une famille récemment logée dans le secteur », ajoutant qu'il avait demandé à l'Opal de porter plainte systématiquement pour les dégradations constatées et de réexaminer l'hébergement de la famille. Il ajoute avoir encore interpellé les forces de l'ordre. Du reste, la semaine dernière, les policiers ont interpellé deux suspects dans une deuxième maison saccagée, qui sont convoqués devant le tribunal. Le problème c'est qu'ils doivent opérer en flagrant délit, ce qui est loin d'être simple. Il y a l'âge aussi de ceux qui dégradent. Un mineur surpris dans la maison n'avait que douze ans. La peur Aujourd'hui, des habitants ont peur. Une deuxième maison a donc été saccagée. Les destructeurs sont passés par la première maison touchée pour donner leurs coups de butoir. Le feu a été allumé derrière la maison dans une petite piscine en dur. Là aussi, les propriétaires ont préféré partir, par crainte. Et comme pour la première maison, les dégradations ont alors redoublé. Aujourd'hui, il ne reste plus rien. Dans la nuit de dimanche à lundi, un nouvel incendie s'est même déclaré au niveau de petits bâtiments derrière. Vers 1 heure du matin, on a entendu pétarader. Heureusement, les pompiers sont intervenus et ont circonscrit le feu assez rapidement. Cela renforce l'inquiétude cependant. Ici, on utilise les antivols et on monte des clôtures à la hâte. Une des maisons a vu sa toiture détériorée par des jets de pierre. Et encore, les incendies de voitures ne sont pas répertoriés.

Yann LE BLÉVEC Haut de page Article paru le : 15 septembre 2009

Deux maisons sont complètement dévastées à l'angle de la rue Leclerc et du chemin d'Aulnois.

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Laon   S'acheter   une paix sociale

Pour cause de « congrès HLM » à l'extérieur, il est difficile de trouver un interlocuteur sur cet épineux dossier dans les murs de l'Opac de Laon.
Reste que l'organisme admet qu'il loue actuellement une maison dans ce secteur ; maison qui semble être la source d'importants problèmes.
Une autre de ces maisons a par ailleurs été rachetée à un privé, « après décision prise en commission », en sachant pertinemment qu'elle ne serait pas relouée tout de suite, son état de délabrement ne le permettant pas.
Depuis, cette demeure est régulièrement le théâtre de dégradations. De là à penser que l'objectif de l'organisme bailleur -et de la ville- était de limiter les conflits de voisinage…
Une paix sociale qui commence cependant à coûter cher et qui, surtout, ne porte absolument pas ses fruits.
«Nous sommes conscients de ces problèmes et il est évident que nous y travaillons», nous confiait hier le secrétaire général de la mairie de Laon, Christophe Coulon, «il y a des comportements qui ne sont plus acceptables et nous allons tout faire pour en venir à bout. Je pense que d'ici la fin de l'automne, il y aura du neuf sur ce sujet ...».
A suivre donc ...
Nicolas FOSTIER

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samedi 5 septembre 2009

laon Des élus référents dans les quartiers Ni maires, ni cantonniers

Depuis lundi, chaque quartier dispose d'un référent.

Depuis hier, les quartiers de Laon disposent d'un élu référent. Sa mission : informer les habitants des projets et faire remonter les doléances des riverains.

C'ÉTAIT une promesse de campagne.

C'était même la 45e sur la liste.

Depuis le 1er septembre, la plupart des quartiers de la ville dispose d'un élu référent, une sorte de maire d'arrondissement comme l'a fait entendre Antoine Lefèvre, à ceci près que l'agglomération n'a ni les moyens, ni la superficie suffisante pour se doter d'une telle organisation.
Quoi qu'il en soit, ils sont neuf à avoir accepté la mission qui leur a été confiée.
Informés en priorité
« Ce ne sont ni des gardes champêtres, ni des cantonniers, prévient encore le sénateur-maire. Je préfère le terme d'interlocuteurs. De plus, il ne s'agit pas d'une révolution puisque cette fonction, ils l'exerçaient déjà plus ou moins. Notre volonté était donc d'officialiser la chose et de permettre à ces élus de terrain de tenir des permanences et ainsi de faire remonter les doléances de nos administrés. »
De même, le premier magistrat laonnois insiste sur le fait que ces référents n'auront pas pour vocation de se substituer à lui. « D'ailleurs, je continuerai à tenir mes permanences dans les différents quartiers », assure-t-il.
Bref, l'objectif avoué est bien d'améliorer la communication entre les habitants d'un secteur et les rouages de la municipalité. Communication qui se voudra d'ailleurs réciproque : « L'élu référent sera informé en priorité des différents projets concernant son secteur de manière à ce qu'il puisse les communiquer à nos administrés. »
« C'est un travail que nous faisions déjà mais qu'il convenait de l'intensifier », souligne pour sa part l'un des conseillers municipaux concerné, Laurent Fournier, à la Cité des Cheminots.
« Il arrive fréquemment que l'on me dépose un petit mot dans ma boîte aux lettres ou que l'on m'arrête dans la rue pour aborder un dossier. Cette fois, nous disposerons d'un vrai cadre pour nous entretenir avec les habitants », précise-t-il. Pour l'heure, neuf secteurs ont donc été déterminés.
Les mêmes que ceux qui avaient été ciblés lors de la dernière campagne pour les municipales.
Les neuf secteurs
Ardon-Leuilly sera confié à Aude Bono ; Semilly à Philippe Cervi ; le quartier de Vaux (gare et Saint-Marcel) à Béatrice Lebel ; la Cité des Cheminots à Laurent Fournier ; le quartier Champagne à Michel Girard ; la Cité médiévale à Marie-France Doyez ; le quartier Moulin-Roux à Gaédic Douchain ; La Neuville (Montreuil-Marquette) à Anne-Marie Sauvez et Ile de France à Marie-Michèle Pasquale.
Enfin chaque permanence se tiendra dans les locaux municipaux des différents quartiers. Premier bilan de cette initiative en janvier.
Nicolas FOSTIER

Article paru le : 3 septembre 2009

Posté par clcv à 12:07 - Actualité locale Laon - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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