Union locale CLCV - Laonnois

une association de consommateurs dynamique, compétente, Elle est reconnue représentative des locataires et des copropriétaires. Son action est à la fois locale, départementale, régionale, nationale, et internationale.

lundi 13 juillet 2009

laon au quartier Ile-de-France

Différends au quartier Ile-de-France   Une place trop bruyante

Ce chariot depuis quinze jours sert aussi de jouet bruyant aux enfants.

La tension monte place Jacques-Prévert où certains riverains se plaignent du bruit et reçoivent des insultes en réponse.

CERTAINS riverains de la place Jacques-Prévert, quartier Ile-de-France, redoutent curieusement les grandes vacances.
Pour eux, cela veut dire que la cour devant leur fenêtre va se transformer en stade de foot. Certes, ce ne sont que des enfants qui jouent, « mais quand c'est tous les soirs, avec les ballons qui tapent dans les murs, dans les baies vitrées, avec les cris des parents qui supportent, c'est difficile, surtout quand cela dure jusqu'à 1 heure du matin », affirme une habitante de la résidence Balzac.
Elle demeure ici depuis une vingtaine d'années. « Il y a eu les petits dealers, mais aujourd'hui, cela se calme un peu », dit-elle.
Aujourd'hui, le public a rajeuni. « Il y a des enfants qui n'ont peut-être même pas 5 ans. Ils sont livrés à eux-mêmes. Ils sont provocateurs », poursuit-elle.
Dans cette résidence sans volet aux larges ouvertures, il fait vite chaud. « Le soir, on aimerait ouvrir les fenêtres pour rafraîchir, mais c'est impossible. J'ai un voisin qui est au bord de la dépression. Il se fait insulter. »
L'an dernier, la riveraine déclare que ce sont une soixantaine de personnes qui se retrouvaient là tous les soirs, pas forcément des familles de la place, de la résidence Balzac ou Godin. « Cette année, on a décidé de réagir avant. » Elle a contacté, en début de semaine dernière, les différents bailleurs, Opal et Cil. « L'Opal m'a assuré qu'il ferait un courrier aux locataires. »
Mercredi, elle est allée au commissariat pour une main courante. « Ils m'ont dit qu'ils feraient des rondes. » Vendredi soir, excédée, elle a fini par, de nouveau, appeler la police. « Je comprends qu'ils aient d'autres choses à faire, mais je ne sais pas comment m'y prendre. Quand je descends pour discuter, cela ne sert à rien. Quand on confisque un ballon, on nous menace. Mes voisins ne disent rien. Ils ont peur des représailles. Ma voiture a été dégradée l'an dernier et l'assurance commence à faire la grimace. »
Pour cette habitante, il y aurait sans doute moyen de trouver un terrain d'entente. « Les enfants peuvent très bien jouer au foot ailleurs. il y a plein d'espaces herbeux tout autour. » Elle réfute, d'ailleurs, souhaiter une place morte. « Quand il n'y a pas tout ce ramdam, on voit des amoureux sur les bancs qui se parlent doucement. On rencontre des mamans avec leurs poussettes. Il y a un agréable brouhaha qui s'élève. Rien à voir avec ces ballons qui tapent de manière répétitive. »
La dame regrette encore le laisser-aller dans l'entretien des parterres, notamment. « Quand ils étaient entretenus, les jeunes les respectaient. Maintenant, ils les enjambent sans complexe pour venir nous narguer sous nos fenêtres », dit-elle.
Yann LE BLÉVEC

Article paru le : 13 juillet 2009

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lundi 16 mars 2009

A Toulouse,

La fin de la trêve hivernale

A Toulouse, des militants ont installé des matelas pour réclamer l'arrêt des expulsions locatives.
A Toulouse, des militants ont installé des matelas pour réclamer l'arrêt des expulsions locatives. Crédits photo : AFP

Les défenseurs des mal-logés multiplient les actions, mettant en doute les engagements pris par la ministre du Logement, Christine Boutin.

Comme chaque année, la «trêve hivernale» a pris fin lundi. Cela signifie que les expulsions locatives redeviennent possible, et ce depuis 6 heures du matin. C'est pour protester symboliquement contre la reprise de ces expulsions que les groupes Emmaüs de la Région parisienne déposent symboliquement «une montagne de matelas» place de la République, à Paris.

Une opération coup de poing qui a déjà débuté dimanche à Toulouse, où des militants de l'association Droit au Logement (DAL) ainsi que des chiffonniers d'Emmaüs ont installé des matelas devant la préfecture pour réclamer l'arrêt des expulsions locatives à la fin de la trêve hivernale.

La ministre du Logement, Christine Boutin, a pourtant promis qu'aucune expulsion locative ne serait exécutée sans «solution de remplacement». Mais les associations y voient un risque d'extension des hébergements temporaires au détriment d'un relogement stable.

500.000 foyers menacés ?

Emmaüs souligne dans un communiqué que la France traverse une crise économique «qui va amener à la suppression de près de 300.000 emplois en 2009» et que le logement représente le premier poste du budget des Français. Les associations caritatives craignent une explosion du nombre de locataires évincés de chez eux avec la crise et la hausse brutale du chômage. Selon Droit au logement, 1,8 million de familles ont du mal à s'acquitter de leur loyer et 500.000 foyers en France vont de nouveau être menacés d'expulsion.

Dimanche, entre 1.100 et 5.000 personnes selon la police et les organisateurs ont manifesté à Paris à l'appel d'associations de défense de mal-logés. «Les personnes menacées d'expulsion doivent faire attention aux fausses promesses de Mme Boutin : vous devez rester dans les lieux jusqu'au bout de la procédure et n'hésitez pas à sortir de la honte», a scandé Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole de Droit au logement (Dal). «Les propos de Mme Boutin sont révoltants, si elle veut arrêter les expulsions, il faut un moratoire et l'application de la loi de réquisition (des logements vides, NDLR)», a-t-il dénoncé. Pour le président de la Confédération nationale du logement (CNL), Jean-Pierre Giacomo, le discours de la ministre «n'est pas crédible», citant le cas d'une famille expulsée dans l'Allier qui s'est vu proposer «trois nuits d'hôtels».

La semaine dernière, un collectif de 32 associations s'occupant du mal-logement a réclamé «un moratoire des expulsions locatives».

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mardi 17 février 2009

Tergnier infranchissable en fauteuil

La cité cheminote de Quessy sous tension


Un seuil de vingt centimètres, infranchissable en fauteuil.

C'est toujours pas la joie dans la cité cheminote de Quessy où les travaux de réhabilitation se poursuivent.

A l'initiative d'une poignée de résidents, une pétition circule dans le quartier pour dénoncer la manière dont sont menés les chantiers.

Du n'importe quoi qui excède les signataires, en particulier l'époux handicapé d'une élue ternoise, logé à la même enseigne que les personnes valides. Etat des lieux.

Il y a du rififi dans l'air et la fronde est menée par une adjointe au maire de Tergnier.

Depuis le mois d'octobre, Marie-José Kitinski ne décolère pas.

Comme l'ensemble des résidents de la cité cheminote de Quessy, elle en a ras le bol de ces travaux de réhabilitation, menés avec une foutaise royale. Après les travaux d'électricité qui lui ont donné des sueurs froides, à cause d'un mauvais prévisionnel, elle se retrouve aujourd'hui avec une porte-fenêtre qui ne correspond pas à son type de logement.

Locataire, comme cent dix-neuf résidents de la cité, elle loge dans un petit pavillon qui est normalement conçu pour une personne handicapée. Et c'est son mari Bernard qui en parle le mieux puisqu'il occupe un fauteuil roulant. « Les ouvriers ont posé une porte-fenêtre dans le salon. Il me sera impossible d'aller dans le jardin car la barre de seuil est rehaussée.» Incompréhension totale car un état des lieux avait été établi en octobre, en présence du maître d'œuvre et d'un représentant de la société d'HLM ICF-Nord-est, propriétaire de l'ensemble immobilier.

L'élue ternoise est déboussolée « il y a cet obstacle dans le salon mais imaginez les conséquences si un incendie se déclare près de la porte d'entrée. Mon mari ne pourra pas sortir» s'inquiète-t-elle à juste titre. Les erreurs de chantier ou les malfaçons ne concernent pas uniquement les époux Kitinski. « Nous avons déjà réuni trente et un signataires. La grande majorité des locataires est mécontente » indique l'élue ternoise dont l'action est relayée par la Confédération Syndicale des Familles. Un peu partout dans le quartier, les problèmes électriques sont légions, avec des raccordements et des installations laissant à désirer. « Rue de Verdun, un locataire a vu la tour de son ordinateur prendre feu » témoigne-t-elle encore.
La cité cheminote de Quessy est vraiment en pleine ébullition.


L'ORGANISME HLM REAGIT...

Annie-Claude Spicher directrice de l'agence amienoise ICF Nord-Est est bien au courant de la situation locale. Hier au télephone, elle a indiqué comprendre la position des résidents. « Il faut laisser faire les choses. Nous ferons le point lors de la reception des travaux. Nous agirons en conséquence » précise-telle en reconnaissant que les chantiers ont été désertés pendant la période des fêtes de fin d'année. « Journellement, le maitre d'œuvre m'informe de l'avancée des travaux ». Elle reconnait l'existence de gros problèmes électriques « Cette semaine, j'irai à la rencontre de l'amicale des locataires et m'entretiendrai avec la mairie » souligne-t-elle encore.

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Une seule prise de courant dans la cuisine… installée à plus de 1,50 mètre du sol.

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Auteur : Jean-Michel PILLOT
Article paru le : 16 février 2009

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mardi 13 janvier 2009

laon il vient se plaindre en peignoir

Sans eau, ni chauffage, il vient se plaindre en peignoir



Las, Cédric Moreau est venu prendre sa douche en peignoir à l'agence immobilière samedi matin.

Un locataire d'Athies-sous-Laon, las de ne pas avoir d'eau et de température convenable dans son pavillon, est venu se plaindre à l'agence immobilière, en peignoir, comme pour prendre une douche.

«LES gens doivent me prendre pour un fou, mais ce n'est pas grave », explique Cédric Moreau.
Il est vrai que l'homme en peignoir rose déambulant samedi matin par des températures avoisinant les moins dix degrés pouvait susciter l'étonnement.
« Je suis locataire d'un pavillon, route de Liesse, à Athies-sous-Laon.

Depuis le 26 décembre, je n'ai plus d'eau chaude, ni froide. Je n'ai donc pas de toilettes et je ne peux pas prendre de douche.

J'ai ainsi décidé d'aller prendre ma douche à l'agence immobilière qui gère ma location, Square habitat à Laon, avec mon rouleau de papier toilettes », lance-t-il. Fonctionnaire dans une prison en région parisienne, ce dernier indique que le pavillon où il réside est tout neuf.


« Quatre ont été réalisés par une famille de Boncourt », précise-t-il.
Ce dernier assure avoir à plusieurs reprises pris contact avec l'agence immobilière ou la propriétaire, « sans résultat probant ». « Au niveau de l'agence, on m'a dit qu'un courrier avait été adressé au constructeur, qu'il fallait établir un devis pour le propriétaire… mais tout cela peut prendre beaucoup de temps. J'ai donc décidé d'agir en me déplaçant aujourd'hui en peignoir, pour qu'on m'écoute. »
Il affirme encore qu'un plombier est venu dernièrement mais qu'il n'est pas parvenu à dégeler l'eau.
« Le problème, c'est que c'est très mal isolé », dit-il.
« Nous cherchons des solutions »
Le locataire évoque encore des tonnes de cailloux dans le jardin ou des souris, le tout pour un loyer de 725 euros.

Apparemment, ce serait l'ensemble des pavillons qui souffriraient d'une défaillance de l'isolation.
Damien Bigné est ainsi voisin de Cédric Moreau. Il vit avec son épouse enceinte et un bébé de deux ans et verse un loyer de 800 euros.
« Dans la chambre du bébé, il fait 11°. On m'a rétorqué que c'était mieux pour dormir que 21° et que je pouvais lui mettre un bonnet et des moufles », affirme-t-il à son tour, parlant encore d'une fuite récemment.
Du côté de la propriétaire, on affirme comprendre le mécontentement du locataire, tout en regrettant son manque de bonne volonté et de dialogue, arguant qu'il n'aurait peut-être pas fallu laisser le problème s'installer. « Il m'a agressé verbalement. On ne peut pas discuter avec lui. »
Elle assure qu'elle n'est pas restée inactive depuis fin décembre.
« Ce n'était pas facile car c'était les vacances », dit-elle.
Elle explique avoir envoyé une lettre recommandée au constructeur, qu'une expertise sera sans doute nécessaire.
En attendant, elle affirme encore qu'elle cherche des solutions.
« Je suis venue voir le locataire en novembre pour lui proposer d'isoler les tuyaux, mais il m'a envoyé balader. Des dispositions sont prises.
Actuellement, un plombier est chez M. Moreau. Je vais apporter un appareil de chauffage d'appoint cet après-midi à l'agence.
Nous réfléchissons à un système de chauffage au bois. On s'est toujours occupé du problème, on n'a pas envie que des gens soient logés comme au dix-neuvième siècle. »
Yann Le Blévec

Article paru le : 12 janvier 2009

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jeudi 6 novembre 2008

laon Un homme égorgé deux autres en garde à vue


C'est dans cet immeuble de la ville haute géré par l'Opal que l'agression s'est déroulée.

JE viens d'égorger une personne. » Ce sont par ces mots que les policiers laonnois sont mis en alerte dans la nuit de mardi à mercredi. Il est 4 h 40.


Les forces de l'ordre se rendent au domicile de l'auteur présumé, au 1 bis, rue Devisme, en ville haute à Laon.

Le locataire depuis quelques mois de cet immeuble géré par l'Opal les attend et les guide jusqu'à son appartement.

À l'intérieur, se trouvent deux hommes. L'un, sur un clic-clac, se tient le cou et saigne abondement. L'autre est allongé, ivre semble-t-il.


La victime, Pascal Vandenhaute, de Faucoucourt, âgée de 41 ans, est aussitôt hospitalisée, ses jours ne seraient pas en danger, malgré une blessure d'environ sept centimètres.

Une incapacité temporaire totale provisoire de 15 jours a été établie.

En revanche, la victime n'a pu être entendue hier.

Le locataire de l'appartement, âgé de 37 ans, et un autre habitant de Faucoucourt, âgé de 27 ans, ont été placés en garde à vue.

Leur état d'alcoolémie n'a pas permis de les entendre rapidement. Et hier soir, leur garde à vue devait être prolongée alors que de premières auditions étaient en cours. Les circonstances exactes du différend demeurent floues.
Il semble que les deux amis de Faucoucourt aient fait la connaissance du Laonnois le soir même, dans un café de la Cité médiévale.
Ils ont décidé de finir la soirée ensemble rue Devisme. L'auteur présumé des faits aurait soudain agressé un de ses invités avec un couteau à steak, sans raison apparente.

L'audition de la victime pourra peut-être permettre d'en savoir plus.
En fonction des déclarations des uns et des autres, on pourrait alors se diriger vers des violences aggravées ou une tentative d'homicide.

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Auteur : Yann Le Blévec

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mardi 9 septembre 2008

Logement - Delanoë à la recherche des trois immeubles disparus

Logement - Delanoë à la recherche des trois immeubles disparus

Le maire de Paris s'étonne de ne pas voir trois immeubles parisiens appartenant à l'Etat figurer dans les listes officielles de biens destinés au logement social.
Ces immeubles sont situés dans le VIIe et le VIIIe, "deux des arrondissements les plus déficitaires en logement social de la capitale", selon le maire PS.
- le 09/09/2008 - 16h00

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS), s'est dit "particulièrement surpris" de ne pas voir trois immeubles parisiens à usage de bureaux appartenant à l'Etat figurer dans les listes officielles de biens destinés au logement, dans un courrier adressé au Premier ministre.

Ces immeubles sont situés dans des beaux quartiers de Paris, le VIIe et le VIIIe, "deux des arrondissements les plus déficitaires en logement social de la capitale", relève M. Delanoë dans une lettre à François Fillon rendue publique mardi par ses services. "La taille et la configuration de ces biens sont parfaitement compatibles avec des opérations de reconversion en immeubles locatifs sociaux à destination des ménages, voire en structures d'hébergement", estime le maire de Paris. "La préoccupation de valorisation financière maximale des biens de l'Etat semble ainsi prendre le dessus sur les politiques de logement, de solidarité et de cohésion sociale du gouvernement", affirme M. Delanoë.

Mise en place d'un comité

Il relève que les Etats Généraux du logement en Ile-de-France ont pourtant "insisté sur la nécessité d'accélérer le développement de l'offre de logements sociaux". Afin de "pallier un manque de concertation préalable", il propose à M. Fillon "la mise en place rapide d'un comité de suivi des cessions des propriétés de l'Etat et de ses établissements publics". Ce comité, "composé de représentants de l'Etat et de la ville", aurait notamment pour mission de "définir en amont les conditions et processus de lancement des ventes" des biens de l'Etat. Il "distinguerait" ceux "mobilisés entièrement pour des opérations de logements sociaux", "ceux dédiés à des opérations de logements mixtes public/privé" et "les bâtiments incompatibles avec un usage en logements, et pour lesquels" M. Fillon "pourrait rapidement lancer les ventes".

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Reims Habitat lance la chasse aux paraboles


Jeudi, des équipes du bailleur ont démonté des antennes installées sans autorisation depuis des années.

Reims Habitat qui d'un coup se soucie de faire appliquer la loi, vient d'entreprendre une chasse aux paraboles sur les blocs d'Eisenhower à Croix-Rouge. Au grand dam des habitants.

À la chasse aux paraboles. Il y avait du monde sur les toits, jeudi après-midi, dans le quartier Eisenhower. Des hommes avec des tournevis venus faire la peau aux paraboles.
Ils ont démonté en quelques minutes les antennes TV que certains locataires avaient posées au sommet des immeubles pour leur usage personnel. Sans doute parce que c'était plus pratique pour eux de les poser là. Surtout qu'en plus elles ne se voyaient pas de la rue. Bref, elles ne gênaient a priori personne.
« Faut croire que d'un coup, ça gêne Reims Habitat puisqu'ils viennent les démonter. Certaines étaient installées depuis des années, on ne comprend pas bien pourquoi ils réagissent maintenant », s'interroge Carine, locataire du quartier.
Marc n'est pas étonné : « Le bailleur avait prévenu. Nous avons tous reçu un courrier le 22 juillet. Reims Habitat donnait un mois à ceux qui ont installé ces antennes pour les ôter. Nous sommes le 4 septembre ». Dans le courrier, le bailleur social n'explique pas pourquoi il fait subitement la chasse aux paraboles et surtout, s'interroge Marc, « va-t-il ensuite s'en prendre à celles que nous avons sur nos balcons ? Il y a des bruits qui courent à ce sujet. Moi et ma femme sommes abonnés à un bouquet satellite, ce serait embêtant ».
Pendant qu'une équipe œuvre sur les toits, deux employés cols blancs de Reims Habitat sillonnent le quartier. Un homme et une femme qui se font vite héler par trois jeunes adultes du quartier.
« C'est une question d'assurance »
Très vite le ton monte entre Kamel, l'un des jeunes et la représentante du bailleur : « Ça dérange qui les paraboles ? Personne les voit. Ça fait des années qu'elles sont là, elles dérangent qui ? ». « Les personnes qui les ont posées n'ont pas demandé d'autorisation ». « Et alors ? C'est Beverly Hills ici ? ». « C'est une question d'assurance. Si elles tombent, qui sera responsable ? Cela concerne aussi les paraboles sur les balcons qui dépassent de la façade ». « Et comment ils vont faire ceux qu'ont pas de balcon ? ». « Il existe le câble ». « Mais c'est trop cher le câble ! Qu'est ce que tu crois. Allez ferme ta gueule et dégage ». « Voilà, c'est toujours comme ça avec vous. On ne peut pas discuter. Moi, en tout cas je n'insulte personne ».
« Dégage ! ». « Tu crois que c'est parce que tu es né ici que le quartier t'appartient ! Petit con ! ».

À la fin tout le monde s'insulte.

Le bailleur parti, les jeunes se calment et Kamel lâche ce qu'il a sur le cœur : « Si l'Opac veut supprimer les paraboles ici, c'est parce qu'ils veulent faire d'Eisenhower leur vitrine.

C'est près de l'université, ils veulent que ça fasse résidence.

Des paraboles à tous les balcons, ça fait quartier d'Arabes et ils ne veulent pas qu'ici ça fasse quartier d'Arabes.

Ils diront que c'est pas vrai mais alors pourquoi les gens de Taittinger ou d'ailleurs ils les laissent tranquilles avec leurs paraboles ? Personne n'a reçu de courrier là-bas ».
Catherine Frey

***
« Nous appliquons la loi »

« Si nous faisons ôter les paraboles sur les toits et sur les façades, ce n'est pas pour faire plus chic », assure la porte-parole de Reims Habitat.
« C'est une question de sécurité. Seules les paraboles qui ne dépasseront pas des balcons pourront rester. Nous ne faisons qu'appliquer la loi ».
Subitement et seulement dans un quartier. Alors que ces antennes ont vécu tranquille depuis des années : « Il faut bien un jour ou l'autre se mettre aux normes et nos autres quartiers seront concernés aussi ».
Les locataires pensent qu'Einsenhower est le seul quartier concerné parce qu'il est en cours de rénovation : « Oui, il y a le souci de rénover mais c'est d'abord pour des raisons de sécurité ».
Cela va poser problème à ceux qui n'ont pas de balcon. Ils ne pourront plus profiter de leur abonnement ou capter la chaîne de leur pays d'origine : « Pour ceux-ci, ils peuvent venir à l'agence où nous étudierons la situation au cas par cas ».
Le bailleur s'est renseigné et pense avoir trouvé une bonne solution pour les locataires privés d'antenne : « Numéricable propose gratuitement un adaptateur TNT sans abonnement et qui comprend 30 chaînes étrangères. Il faut juste verser une caution d'environ 70 euros ». Bonne nouvelle sauf que pour certains, 70 euros, c'est beaucoup.

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Dans le quartier de l’université à Croix-Rouge, Reims Habitat fait retirer de force les paraboles qui dépassent des façades et qui poussent sur les toits. Les locataires n’apprécient pas et suspectent le bailleur d’agir pour des questions d’image. PHOTO (Hervé OUDIN).

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mardi 5 août 2008

Laon L'huissier oublie 4.000 euros derrière la porte !


Une locataire de l’Opal au quartier Moulin-Roux ne peut plus entrer chez elle. La serrure a été changée. Un problème de dettes alors que 4.000 euros dorment en liquide dans le salon, selon son ex-concubin…PHOTO : Fermé pour cause d'inventaire ! Depuis le 17 juillet, Sonia Camus ne peut plus entrer chez elle…

Une locataire de l’Opal au quartier Moulin-Roux ne peut plus entrer chez elle.
La serrure a été changée. Un problème de dettes alors que 4.000 euros dorment en liquide dans le salon, selon son ex-concubin…

LA directrice des affaires générales à l'Opal l'affirme : « Lorsque nous intervenons au domicile d'un locataire en présence d'un huissier, c'est que toutes les autres solutions pour résoudre un problème ont échoué ».
C'est ce qu'il s'est passé le 17 juillet dernier au 6/15 de la rue Marc-Sangnier. Un huissier de Laon, Me Piette, est intervenu avec un serrurier à la demande de l'office H.L.M.
Sonia Camus, la locataire, était absente.

Le serrurier a ouvert la porte. L'huissier est entré. Il souhaitait estimer les biens et effectuer ce que, dans le jargon, l'on nomme un procès-verbal de saisie conservatoire.

Les meubles n'avaient pas suffisamment de valeur au regard de la dette de Sonia Camus.

La serrure a été remplacée et lorsque, quatre jours plus tard, la locataire s'est présentée à son domicile, elle n'a pas pu entrer.

Des pattes de mouches
« Ils profitent de l'ignorance des gens ! » tonne aujourd'hui Jean-Louis Meurice.

Jean-Louis est l'ancien concubin de Sonia.

Le papa de son garçon de 9 ans. Il tient la friterie installée dans la montée de Festieux. « Il fallait un jugement pour intervenir.

Aujourd'hui, elle ne peut plus entrer.

À l'Opal et chez l'huissier, personne ne veut lui donner les clés ! » Le commerçant est furieux pour deux raisons.

D'abord parce que son ex - qui travaille depuis un an avec lui et qui loge désormais pas loin des frites - a été plaquée par l'Opal.

Ensuite parce qu'il y laisse des billes.

En tout cas, c'est lui qui le dit.

« Le 13 juillet, je n'ai pas eu le temps d'aller à la banque. J'ai laissé la recette et le chéquier du commerce.

Il y avait 4.000 euros étalés sur la table du salon.

Tout en billets de 50 ! Impossible de ne pas les voir ! »

Le PV de l'huissier - écriture en pattes de mouches partiellement indéchiffrable - n'y fait pas référence (notre encadré). Ce qui fait que Jean-Louis et, à sa suite, Sonia, ont déposé plainte pour vol le 23 juillet devant François Lahaye, sous-brigadier au commissariat de police.

Pas loin de 186 euros d'actes sont venus se rajouter aux 1.745, 62 euros d'impayés de Sonia Camus.

« C'était l'équivalent de quatre loyers », plaide son ex, « on vire les gens pour ça ! » Jean-Louis est remonté. Il fait appel à l'union pour que ça lui redescende.

« Des ragots ! »
« La personne a un profil particulier. Nous avons entendu dire qu'elle ne logeait plus dans son appartement et qu'elle s'apprêtait à nous laisser une ardoise. Partir à la cloche de bois, comme on dit », détaille la directrice à l'Opal. Ragots ! selon Jean-Louis, qui concède sobrement que les aides au logement ont été sucrées à la suite d'une enquête de la Caf.
« Nous avions prévenus la locataire, mais elle n'est pas venue chercher ses lettres recommandées. C'est quelqu'un qui a déjà eu des soucis de loyers », enchaîne l'Opal. Une procédure serait en cours pour obtenir de la justice l'annulation du bail de Sonia Camus et le remboursement de la créance. Pas le genre de chose qui donne la frite.
Y.K.

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Article paru le : 5 août 2008

Laon
« Saisir du liquide, c'est délicat… »

Me Sylvie Régnier-Duval préside la chambre départementale des huissiers des justice.
Elle explique la procédure suivie par son confrère laonnois.
« Il est vrai que, normalement, un PV de saisie conservatoire ne peut être dressé que si l'huissier a en sa possession l'autorisation d'un juge, mais il y a des exceptions et, notamment, en matière de location où nous pouvons intervenir en vertu du contrat de bail. Dans le cas présent, s'agissant d'un logement de l'Opal, il y a forcément ce type de document. »
Lorsqu'il est entré dans l'appartement, l'huissier, « reste seul juge de ce qu'il doit mentionner ou non, notamment lorsqu'il trouve de l'argent. Si le confrère s'est dirigé vers un PV de carence, c'est que la valeur des biens présents ne couvrait pas la dette ou qu'ils étaient insaisissables, comme, par exemple, un lit ou une cuisinière », observe Sylvie Régnier-Duval.
« Saisir du liquide, c'est toujours délicat, mais c'était possible, à charge pour le locataire d'en prouver la provenance. »
Théoriquement donc, puisqu'ils ne sont pas mentionnés dans le PV, les 4.000 euros et le chéquier de M. Meurice n'ont pas bougé de place.
Y.K.

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mercredi 30 juillet 2008

Khillah Concept est maintenant un groupe reconnu

Laon Optimistes pour leur quartier

Rémi Bailly avec son fils Meddy.

Rémi et Jalila Bailly sont arrivés au quartier du Moulin Roux en 2000, venant d'Epernay pour tenir un commerce : « J'étais maçon, je souhaitais changer d'activité, nous avons toujours aimé entreprendre » explique Rémi. « Quant à mon épouse, elle s'occupe toujours des personnes âgées ».

Il a fallu un temps d'adaptation pour la petite famille. L'épicerie qui existe depuis la création du quartier a aidé à cette adaptation. « Une fois intégré, précise l'épicier, le quartier est vraiment un quartier comme les autres.

Actuellement on améliore son environnement, les chemins et les chaussées ont été refaits ».

Rémi Bailly constate une amélioration des relations de la population avec les jeunes : « Pour ma part, je me suis toujours investi auprès des gamins ». Et de poursuivre : « il y a cinq ans, j'ai eu la connaissance de la création d'un groupe rap. Petit à petit, le groupe est venu répéter dans la réserve du magasin, j'en suis devenu le référent. Khillah Concept est maintenant un groupe reconnu ».

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Article paru le : 30 juillet 2008


Esprit de quartier
envoyé par KILLAHCONCEPT

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dimanche 20 juillet 2008

Ça gaze plus.

Laon Elle part en vacances son compteur disparaît


Odile, mère de deux enfants en bas âge, a découvert la situation en rentrant de vacances.

Drôle de situation que celle que vient de vivre Odile, une jeune Laonnoise mère de deux enfants qui, de retour de vacances, s'est rendu compte que son compteur à gaz avait disparu.

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LORSQUE l'on rentre de vacances, l'une des premières choses que l'on aime faire, c'est reprendre ses marques dans son appartement. Retrouver le luxe et le confort de son « chez soi ». Pour Odile, pourtant, ce retour au bercail n'aura pas été de tout repos.
Tout commence par un geste : celui qui consiste à actionner le robinet de la cuisine pour faire couler un peu d'eau chaude. Les secondes passent et rien… Le liquide demeure désespérément froid. « J'ai alors cru que l'arrivée de gaz était simplement coupée et qu'il suffisait de l'activer de nouveau », précise Odile, mais au final la manipulation s'avère bien plus compliquée que cela. « Lorsque je suis sorti voir dans l'armoire à compteurs sur le palier, je me suis rendu compte que le mien avait disparu. C'était hallucinant, il ne restait que le numéro de mon appartement affiché sur le mur et deux tuyaux. J'ai aussitôt appelé Gaz de France pour leur signaler cette situation ». S'agissait-il d'un vol ?
Que nenni… Ledit compteur avait bien été retiré (déposé selon le terme ad hoc) sciemment au motif que l'appartement était déclaré… vide !
« Petit à petit, j'ai remonté le film », poursuit Odile « et j'ai compris que le nécessaire n'avait pas été fait lors de mon dernier déménagement, il y a un an ». Et de poursuivre : « à l'époque, je vivais dans l'appartement du dessous et lorsque l'on m'a attribué ce nouveau logement j'ai pensé que tout suivrait puisqu'il s'agissait du même bailleur et, à peu de chose près, de la même adresse. Je ne me suis donc pas inquiétée. J'admets que je n'avais pas reçu de facture depuis ce même déménagement, mais après tout, je n'allais tout de même pas courir après GDF pour leur donner de l'argent. Une chose est sûre, je n'ai jamais reçu le moindre courrier de leur part ».Fraude

Face à cette situation, la décision a bien évidemment été prise de réinstaller un compteur dans l'urgence. Mais dans le cas présent, le terme « urgence » signifie plutôt « la semaine prochaine ». À cette simple évocation, Odile enrage : « depuis une semaine, nous sommes obligés de faire chauffer de l'eau dans une bouilloire électrique pour faire notre toilette et pour le bain des enfants ». Une situation intolérable selon elle.
Contactés, les services de GDF n'en démordent pourtant pas : « Il y a bien eu fraude, conteste notre interlocutrice, cela faisait plusieurs mois que cette locataire aurait dû signer un contrat avec GDF ou avec toute autre société habilitée à le faire. Lorsque nos techniciens sont passés, ils se sont aperçus qu'il y avait eu de la consommation alors que, logiquement, le logement était déclaré sans abonné au gaz. Il était donc normal que nous agissions ».
Quoi qu'il en soit, la situation devrait être rétablie ce lundi, avec la création d'un contrat en bonne et due forme.
Nicolas Fostier

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img transparenteArticle publié sur le site du quotidien régional l'union Champagne-Ardenne Picardie

Article paru le : 19 juillet 2008

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