jeudi 19 mars 2009
Montreuil : touche pas à mon quartier !
ndir la photo
Pas question pour certains résidents de laisser croire que le quartier Montreuil est une zone de non-droit.
Cela fait bientôt deux décennies que Madeleine habite dans le quartier Montreuil.
Une cité qu'elle a appris à aimer, avec ses défauts et ses qualités.
Alors, lorsqu'elle a lu, dans ces mêmes colonnes, qu'une poignée de locataires montait au créneau pour dénoncer de supposées dérives observées dans ce coin de la ville, elle a plongé dans une colère noire.
Pas question pour elle de laisser entendre que Montreuil est une zone de non droit.
Au contraire même.
« Tout est parti d'un seul locataire qui a réussi à en monter quelques autres contre l'Opal », analyse-t-elle. » Pour ma part, je n'ai rien à voir avec cet organisme bailleur mais ma seule volonté est de rétablir la vérité.
Ici, nous ne voyons pas de bandes rivales s'affronter, les voitures ne brûlent pas tous les week-ends et les cages d'escaliers sont entretenues. C'est donc complètement immorale et inadmissible de colporter une mauvaise image de ce quartier ».
Des faits isolés
Il faut dire qu'au début de l'hiver, ledit locataire ainsi désigné par Madeleine était monté au créneau pour dénoncer une situation devenue, selon lui, intenable.
À cette époque, dans un laps de temps très court, plusieurs problèmes avaient été soulevés : ordures en état de décomposition dans la cage d'escalier, odeurs pestilentielles, rats, cafards, menaces sur des locataires et même… Des bouteilles de gaz retrouvées dans les sous-sols, ce qui avait conduit à l'intervention des sapeurs-pompiers.
Enfin, une locataire avait même retrouvé sa voiture incendiée.
Bref, à les entendre, ce n'était pas Chicago mais presque, chose que Raymonde réfute avec force : « Ce sont des faits isolés, assure-t-elle, des histoires de familles qui ont mal tourné même parfois. Mais ces événements n'ont rien de récurrents et ne peuvent pas illustrer ce qu'est la vie à Montreuil », ajoute la locataire.
Et de faire remarquer : « nous disposons d'un correspondant de l'Opal qui fait bien son travail. Un travail pas toujours simple d'ailleurs… », souffle-t-elle.
En 2004, tous les immeubles ont été rénovés et les 237 logements ont été refaits quasiment de fond en comble : ravalement, électricité, portes, fenêtres, cages d'escaliers, sols…
« Tout cela sans augmentation de loyer, assure Raymonde. Et puis, nous avons tout ce qu'il nous faut. Tous les services auxquels nous pourrions prétendre. Alors, encore une fois, il ne faut pas laisser deux ou trois personnes ternir l'image de ce secteur de la ville qui, franchement, ne le mérite pas ».
Selon nos sources, la personne qui avait dénoncé ces faits de malveillance il y a quelques semaines, a finalement décidé de quitter le quartier. « Nous nous étions retrouvés à ses côtés lors d'une réunion organisée par l'Opal. Il a rapidement compris qu'il se trouvait en minorité et que ses arguments ne tenaient pas debout. D'ailleurs, depuis qu'il est pari, vous entendez encore parler de quelconques problèmes vous ? ».
Nicolas Fostier
lundi 16 mars 2009
Laon Expulsions : inquiétudes à l'Opal
Depuis ce matin, les expulsions sont autorisées.
Plus d'expulsion sans solution de remplacement ? Les propos de Christine Boutin ont surpris le directeur de l'Opal car cela revient à dire, selon lui, que le loyer est accessoire ou facultatif.
C'EST aujourd'hui la fin de la trêve hivernale pour les locataires. A l'Opal, toutefois, personne ne va se retrouver à la rue avec ses valises.
Les expulsions sont extrêmement rares. L'organisme HLM, qui loge la moitié des Laonnois, réagit longtemps avant d'en arriver à cette extrémité. Résultat : il n'y a eu qu'une seule expulsion en 2008 et trois en 2007 pour 4 500 résidants. « Nous avons une politique très sociale » explique Christian Billot, qui s'avoue un peu surpris par les récents propos de Christine Boutin, promettant qu'il n'y aurait « plus d'expulsion sans relogement ou hébergement ». Le directeur applaudit des deux mains le fait qu'il n'y ait plus personne dehors, mais il regrette que la ministre du Logement ne fasse pas de différence entre les résidants de bonne foi et ceux de mauvaise foi. « Ce qui revient à faire croire que ne pas payer son loyer serait sans conséquence. Et c'est une façon de dire que le logement n'a plus de valeur et qu'il n'est plus respectable ». Christian Billot estime donc que cette distinction est importante pour ne pas décourager les gens de bonne foi. « Nous connaissons des familles en grande difficulté qui tous les mois font un effort considérable pour régler ce qu'ils doivent. D'autres roulent en BMW et nous doivent 5 000 euros de loyers… ». Alain Basset, directeur financier, et Janita Kinowski, directrice des affaires générales, sont eux aussi heurtés par certains comportements. Mais ils n'épargnent pas leur temps pour soutenir les gens qui en ont besoin. « Nous sommes mobilisés et motivés pour aller à la rencontre des familles et on réussit à régler les problèmes au cas par cas » expliquent-ils. Actuellement une dizaine de dossiers posent encore problème. Une commission doit se réunir début avril pour permettre aux résidents de venir s'expliquer une dernière fois. Auparavant, des démarches multiples ont été effectuées, depuis la sensibilisation par la communication (guide et lettre du résident), jusqu'au recours aux services et aides existantes. « Dès le premier mois de retard de paiement, un courrier est envoyé et la procédure amiable est enclenchée, visites, contacts téléphoniques, propositions de rendez-vous. Si la situation est délicate, une conseillère intervient pour rechercher, avec la participation du débiteur, une solution ». La commission « impayés » se réunit chaque mois. Elle prend une décision en fonction de la situation du locataire. Le passage au contentieux n'est envisagé que s'il y a refus de contact ou non respect des engagements. Cela étant, l'office doit évidemment équilibrer ses comptes. Et les loyers qui ne sont pas payés par les uns le sont finalement par les autres. En ce moment, leur montant représente 3,5 % du montant total des loyers. « En cette période d'inquiétudes face à la situation économique et à l'emploi, nous devons être encore plus rigoureux sur le plan du fonctionnement et freiner au maximum l'évolution des loyers. Nous avons une population très paupérisée qui paye le loyer grâce à l'APL. Si cette aide stagne, nous pourrions avoir à ralentir la partie compressible, c'est-à-dire la maintenance de notre patrimoine ». Ce serait au détriment des locataires. Marie-Christine Lardenois
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L'Aftam : « Pas de grandes difficultés »
L'Aftam, qui gère les structures d'hébergement des personnes à la rue, dispose si nécessaire de places en nombre suffisant. « Logiquement, sur Laon, nous n'aurons pas de difficultés » indique Jacques Thureau, le responsable de l'association. « En 2007, nous avons eu une famille expulsée et en 2008, deux personnes ». Sur les modalités du « pas d'expulsion sans relogement », il n'a pas de précision. « Tant mieux si cette mesure va de pair avec une politique de relance de l'accompagnement social. Nous attendons que cela se mette en place pour en savoir plus. Il y a eu à l'automne des effets d'annonce sur les places hivernales. Et elles ont été suivies de mesures concrètes. J'ose espérer que cela sera la même chose
». M.-C.L.
Article paru le : 16 mars 2009
mardi 10 février 2009
laon Logements : l'heure est à la rénovation

Après une importante phase de travaux, l'Opal se concentre sur l'entretien et la rénovation, « sans quoi tout ce que nous avons fait jusque-là n'aurait pas de sens », estime son directeur général, Christian Billot.
L'Opal de Laon a plus d'un projet dans ses cartons.
Mais il admet que cette année 2009 sera surtout placée sous le signe de la rénovation.
UN CHIFFRE au moins semble combler le directeur de l'Opal de Laon, Christian Billot : 95 %. C'est le nombre de locataires qui, selon une enquête menée par des organismes indépendants, seraient prêts à conseiller les services de ce bailleur à leurs amis ou à leur famille.
Un chiffre qui, il y a quelques années, flirtait vaillamment avec les 70 %.
Cinq millions d'euros
En clair, les degrés gagnés sur le thermomètre de la satisfaction semblent réels et selon le même Christian Billot, ce changement dans les comportements ne serait pas le fruit du hasard : « Il y a un vrai travail de fond qui a été mené ces dernières années. Nous ne crions pas victoire, mais force est de constater que le dialogue finit par payer et cela se vérifie notamment dans un respect plus marqué des locaux communs », note-t-il.
Un sentiment partagé par Véronique Binet, directrice du développement à l'Opal. Selon elle, ce dialogue avec les locataires est devenu primordial car il permet aussi de mettre le doigt sur ce qui ne va pas sans pour autant se contenter de l'avis de ceux qui parlent fort.
Toujours les mêmes en l'occurrence.
« On ne doit pas limiter ce travail d'écoute aux éternels mécontents.
Il y a ceux qui ne se font que rarement entendre mais avec lesquels on peut entamer une discussion constructive lorsque l'on va vers eux. C'est finalement grâce à eux que les choses bougent à l'Opal ».
C'est dans cet esprit que 170 logements ont été refaits place des Frères-Lumière et rue Monge.
Dans la foulée, 300 autres profiteront du même traitement dans le quartier Moulin-Roux. Il sera alors question de refaire les sanitaires ainsi que la cuisine, l'électricité et donner un coup de frais aux parties communes. Au total, ce sont 5 millions d'euros qui seront injectés dans ce vaste chantier.
Barre Gay-Lussac
De même, des réflexions sont en cours avec différents prestataires pour améliorer l'entretien des locaux ou pour pouvoir répondre plus rapidement aux locataires lorsqu'ils rencontrent un problème de plomberie ou d'électricité.
« C'est une démarche assez logique car l'Opal devait, un moment donné, reprendre son souffle et ralentir dans le domaine de l'investissement. Créer, c'est bien, mais entretenir fait également partie de notre travail. Or, c'est sur ce secteur que nous insisterons cette année », analyse Christian Billot.
Reste que trois projets sont tout de même en passe de voir le jour à Laon. Le premier - et le plus abouti certainement - sera la remise en service de la barre Gay-Lussac, ou plus exactement de ce qu'il en reste. Amputée des trois-quarts, elle s'apprête en effet à accueillir des bureaux ainsi que des locaux techniques. « Ce n'est qu'une affaire de quelques semaines », promet Véronique Binet. Puis, l'Opal interviendra, indirectement, dans la rénovation du centre hospitalier en se chargeant de la réhabilitation d'un immeuble, place Foch, afin d'y créer une trentaine de logements.
Enfin, un peu plus tard, c'est sur les actuels locaux occupés par les services de l'Inra (place Jacques-de-Troyes) que l'Opal jettera son dévolu. Un espace qui s'étire sur un hectare et demi et qui devrait permettre de concrétiser un chantier ambitieux. Mais chut ! Pour l'heure, rien n'est encore signé. Une chose est sûre, il est question de se montrer exemplaire dans le domaine de l'environnement et de l'écologie. À suivre donc…
Nicolas Fostier
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Un toilettage en profondeur
Ce sont 1 550 000 euros qui sont consacrés à l'embellissement des appartements de la rue Monge et place des Frères-Lumière, soit 8 700 euros par logement.
« Des aménagements qui ne donneront pas lieu à une hausse des loyers », prévient-on dans les murs de l'Opal de Laon. Pas d'augmentation, mais des exigences en terme de respect et de propreté.
« Il faut savoir qu'en 2007, plus de 30 000 euros ont dû être supportés par l'Opal pour réparer les dégradations commises dans les quartiers Champagne et Moulin-Roux. Or, c'est ensemble que nous pourrons lutter contre ces déprédations », notre Christian Billot.
C'est d'ailleurs dans ce contexte qu'une charte de vie collective a été mise en œuvre. Charte que les résidents ont été invités à signer.
Améliorer la sécurité
« Les parties communes représentent l'espace public de l'immeuble. Il est donc important d'y adopter des attitudes respectueuses envers ses voisins et notre personnel, en évitant, notamment, les salissures sur les murs (roues de vélo, terre, tag, etc.). Même s'il est encore un peu tôt pour tirer un bilan de cette expérience, il semblerait qu'elle porte ses fruits. Depuis quelques mois, les efforts sont manifestes ».
Par ailleurs, si des améliorations ont été apportées dans les communs, il en va de même dans chaque appartement.
Cela passera tout d'abord par la réfection des installations sanitaires : remplacement de toutes les évacuations d'eaux usées ; remplacement des canalisations en cuivre (eau froide et eau chaude) ; remplacement des appareils sanitaires : WC, évier, lavabo, baignoire ; prises et évacuations pour machine à laver (dans la cuisine et la salle de bain) ainsi que pour un sèche-linge ; pose de faïence au-dessus de l'évier, de la baignoire et du lavabo.
Dans la foulée, les installations électriques seront également refaites dans les salles de bain et cuisines et divers travaux de peinture et de carrelage réalisés dans les sanitaires. Enfin, les portes d'entrée des appartements seront changées afin d'améliorer la sécurité (fermeture trois points), tout comme les portes des immeubles dotées désormais de digicode.
N.F.
Article paru le : 10 février 2009
mercredi 8 octobre 2008
laon-Trois questions à ...Philippe Dain de l'Opal

Philippe Dain, responsable de l'Espace locatif pour l'Opal.
Quelle est la politique générale de l'Opal dans le domaine du logement locatif ?
Les règles qui régissent ce domaine, sont inscrites dans le code de la construction et de l'habitation.
Elles précisent la caractéristique des publics accueillis et notamment le public prioritaire : celui qui occupe un logement insalubre, qui est privé de logement, qui est en difficulté économique et sociale, les demandeurs handicapés.
Quelles sont les caractéristiques du parc locatif sur la ville?
Les deux offices publics possèdent un parc locatif qui a ses particularités suivant les quartiers et déterminent ainsi un profil d'habitants.
Les plus grands appartements se situent dans les quartiers Champagne et Moulin Roux ; dans le quartier Ile de France, les appartements sont plus petits.
Comme dans l'ensemble de la population française, les ressources des candidats à nos logements ne s'inscrivent pas à la hausse.
Qu'en est-il de la mixité sociale dans l'attribution des logements ?
C'est dans les cages d'escalier de nos immeubles que nous constatons la multiplicité sociale. Afin de rendre possible la cohabitation, la commission d'attribution des logements est attentive à la base des ressources de chacun en fonction des charges, notamment celles du chauffage.
Il s'agit de prendre en considération les situations les plus fragiles. Notre souci est d'attribuer à la population un habitat qui lui convienne dans une jouissance paisible des lieux.
Article paru le : 8 octobre 2008
jeudi 15 mai 2008
Quartier champagne 174 logements réhabilités

Le coût de l'opération rue Monge et place des Frères Lumière est d'environ 1,5 million d'euros.
Rue Monge et place des Frères Lumière, l'office public d'habitat réhabilite 174 logements. Un projet de quartier qui s'élève à environ 1,5 million d'euros et qui va durer une dizaine de mois.
QUI dit quartier Champagne dit place des Frères Lumière.
Le lieu n'a pas toujours eu bonne réputation. Pourtant, les locataires ne se plaignent pas.
« C'est calme. Maintenant qu'il fait beau, cela joue aux boules assez tard dans la nuit, mais il faut bien que tout le monde vive », témoigne Irène Michel, qui habite là depuis dix-sept ans.
Elle se rappelle qu'à son arrivée, les revêtements de sols et les fenêtres avaient été changés.
Aujourd'hui, d'autres grands travaux ont été réalisés dans son appartement. « Nous avons été informés environ deux semaines avant. On nous a dit ce qui allait être fait. On pouvait faire éventuellement des suggestions », poursuit-elle.
Irène Michel a notamment demandé à ce que sa baignoire soit remplacée par une douche.
En fait, les travaux réalisés par l'office public d'habitat concernent essentiellement les sanitaires et l'électricité. Au total, 174 logements sont concernés, rue Monge et une centaine, place des Frères Lumière.
8.700 € par logement
Le coût est d'1,55 million d'euros, financé par l'office public d'habitat et la Région, soit un investissement moyen de 8.700 € par logement.
Pour Irène Michel, les travaux ont commencé le 31 mars avec les WC. « En fait, tout l'immeuble a été traité en même temps. Quelques jours après, ils sont venus pour l'électricité dans mon logement. Ils étaient trois. En une journée, ils ont tout refait. Même le compteur a été changé. »
Irène Michel a été impressionné par l'efficacité des intervenants, même si, « aujourd'hui, c'est un peu le chantier ».
L'ancien évier de la cuisine a un bac a été remplacé par un à deux bacs.
« Du coup, mon plan de travail a disparu, mais mon gendre devrait y remédier. »
Dans la salle de bain, le lavabo a encore été changé et la machine à laver déplacée.
La faïence au-dessus des éviers ou des attentes pour sèche-linge sont encore au menu dans certains appartements.
Les canalisations en cuivre, eau chaude et eau froide, ont été changées.
Les revêtements de sols des cuisines et salles de bains ont encore pu être remplacés.
Sécurité et accès
L'opération concerne aussi la sécurité et l'accès aux immeubles.
« Des portes d'accès aux appartements, coupe-feu avec serrure à trois points, vont être installées et la peinture de la cage d'escalier devrait être refaite. »
Certains immeubles vont voir leurs façades changer de visage. Ce qui, pour certains, n'est pas un luxe puisqu'elles portent les stigmates du temps et de certains outrages.
Certaines portes palières, qui vont être changées, ont des vitres manquantes. Les dégradations existent. Elles sont chiffrées par l'office public d'habitat à 30.000 € pour les quartiers Champagne et Moulin-Roux.
Dans la foulée des travaux, une charte collective est diffusée auprès des résidants pour un respect des uns des autres et des installations. Des réunions ont été organisées. « Pour mon immeuble, j'étais toute seule », souligne cependant Irène Michel.
Yann Le Blévec


Article paru le : 14 mai 2008
vendredi 30 novembre 2007
Laon Quartier Champagne
Laon Quartier Champagne : le feu à « la tête du réseau »
Un canapé abandonné dans le sous-sol du 25 rue Curtil a été enflammé par des inconnus, hier en fin d’après-midi. Le sinistre contenu au sous-sol de l’immeuble a endommagé des réseaux informatique, de télévision, et de téléphone.
QUI a mis le feu, hier aux alentours de 18 h 30 à un canapé entreposé depuis plusieurs jours dans le sous-sol de l’immeuble du 25 rue Pierre Curtil ? « Des témoins disent avoir vu deux personnes, apparemment plutôt jeunes, qui sont sorties de l’immeuble en courant à cette heure-là » , signale Mathieu Hervy, le directeur de l’agence Opal du quartier Champagne.
C’est ici, en effet, en fin d’après midi que les pompiers laonnois ont eu à circonscrire un incendie, vraisemblablement d’origine criminelle.
Le feu a été contenu à l’espace qui mène vers les caves des locataires. Il a passablement dégradé les parois, les plafonds et, beaucoup plus gênant, une gaine technique dans laquelle circulent de nombreux câbles et réseaux. Bilan, la chaudière en rupture d’alimentation électrique s’est mise en sécurité.
Le réseau téléphonique est tombé en berne de même que celui de télévision câblée. Les connections électroniques fournies à l’Opal et à la Ville via internet ont également été interrompues.
Une présence signalée
L’immeuble du 25 rue Pierre Curtil est l’un des plus haut du quartier Champagne. A son sommet, au 10e étage, une plate-forme accueille deux paires de larges paraboles.
C’est d’ici que partent les signaux TV et informatiques qui inondent Champagne et une partie du quartier Ile de France. « Un incendie dans un autre immeuble que celui là aurait provoqué des dégâts beaucoup plus limités. Mais ici, nous sommes à la tête du réseau télé et informatique », souligne
Mathieu Hervy.
Le même responsable indique encore : « Le réseau électrique avait été partiellement touché. Ca fonctionnait dans les logements et les parties communes mais par exemple la porte d’entrée, elle, restait bloquée ».
Hier matin à 8heures, l’essentiel avait été réparé par les sous traitants du groupe informatique externe, le gestionnaire du réseau.
Numéricâble avait également officié pour rétablir la connection TV si bien que Mathieu Hervy pouvait légitiment compter sur un retour à la normale en fin d’après midi. « Il restera les ascenseurs à contrôler. Les techniciens d’Otis était passés la veille pour une opération de maintenance. Tant pis. Ils devront revenir ! ».
Une forte odeur de fumée persiste aujourd'hui dans l’immeuble. A la cave ne subsistent entre les murs noircis que quelques restes du canapé carbonisé.
Un objet dont lundi, le gardien -domicilié d’ailleurs dans l’immeuble- avait demandé l’enlèvement aux employés de la régie de quartier. Ils passaient dans le secteur hier. Un tout petit peu tard.
Yves Klein
La porte coupe feu a fait son office. Elle avait été refermée par les pyromanes.
L’immeuble du 25 rue Pierre Curtil est « la tête des réseaux » TV, informatique et téléphone du quartier Champagne et Ile-de-France.
L’immeuble du 25 rue Pierre Curtil est « la tête des réseaux » TV, informatique et téléphone du quartier Champagne et Ile-de-France. Agrandir la photo



