Union locale CLCV - Laonnois

une association de consommateurs dynamique, compétente, Elle est reconnue représentative des locataires et des copropriétaires. Son action est à la fois locale, départementale, régionale, nationale, et internationale.

mardi 25 novembre 2008

Montreuil a Laon 02000 : les résidants réclament la tranquillité

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Les locataires d'une résidence pour personnes à mobilité réduite du quartier Montreuil ont signé une pétition pour réclamer le calme et protester contre la construction d'un nouveau local à poubelles à ciel ouvert.

«JE me prenais la porte d'entrée dans le dos parce que le groom était cassé. Je suis allé à l'agence de l'Opal du quartier Montreuil mais il y a quatorze marches à monter. Je n'ai pas pu rentrer. J'ai été reçu dans la rue ! ».
Ce locataire du 14, place Jacques-de-Troyes, est handicapé. Il se déplace en fauteuil roulant comme plusieurs autres résidants de cet immeuble construit en 1994 pour les personnes âgées ou à mobilité réduite.
Dans cet immeuble, tout a été conçu pour leur faciliter la vie. Mais depuis quelque temps, les problèmes semblent s'accumuler.
A commencer par des troubles la nuit dans l'immeuble. Il y a des « enfants qui arrivent à rentrer par la porte de secours et qui font le cirque. Ils tirent les sonnettes et font des saletés dans les parties communes ». Des plantes ont également été volées dans les couloirs.
« On réclame depuis longtemps que les portes de secours soient fermées. A l'Opal, on nous écoute, mais les promesses ne sont pas tenues. Nous, on veut notre sécurité et notre tranquillité » témoigne une femme de 76 ans particulièrement remontée contre l'office. « Il faut savoir que nos loyers ne sont pas spécialement bon marché. Nous payons environ 450 euros charges comprises pour un minuscule trois pièces » explique une autre locataire.
« Magnifique local »
Autre sujet de grief, le nouveau local des poubelles a été placé à l'extérieur de l'immeuble, près de la porte d'entée.
Ce local n'est pas couvert et les locataires craignent des odeurs et des saletés. Et puis il est difficilement accessible en fauteuil roulant. « Surtout avec un sac poubelle dans une main. Et avec une petite marche à monter, ce qui n'est pas facile avec le fauteuil » précise l'un d'eux. Alors, quand ils ont reçu la clé de ce local, ils ont trouvé que l'on se moquait d'eux et ont rédigé un courrier ironique sous forme de cahier de doléances et une pétition.
« Ce magnifique local à ciel ouvert qui trône à l'entrée de la médiathèque pour accueillir tous les visiteurs, offre une vue plongeante aux locataires de tous les appartements dont les fenêtres sont situées de ce côté » est-il précisé dans cette missive. « On ne voit pas l'utilité de cette clé car de toute façon, la poignée reste dans la main. » soulignent encore les locataires. Enfin, les résidants de la place Jacques-de-Troyes se plaignent d'inondations et d'humidité. « Nous avons des toits en terrasse dans une région où il pleut souvent. Ce n'est pas l'idéal ».
Marie-Christine Lardenois

Le local à poubelles n'a pas de toit. Les locataires craignent les odeurs et les dégradations

                                       Réponse à la pétition

L'Opal : les fermetures de portes vont être modifiées
 

L'office HLM est au courant des problèmes qui touchent la résidence et des changements sont en préparation.
Selon M. Dauvin, responsable de l'agence Montreuil, « tout est prévu pour changer les fermetures d'ici à la fin de l'année. Une étude a été entreprise pour qu'il y ait un système à badges dans tout le bâtiment. Ainsi, seuls les locataires pourront franchir les portes ». Concernant le local des poubelles, s'il n'est pas couvert, c'est parce que le point de vue architectural a été pris en compte.
L'accès va toutefois être un peu modifié pour faciliter les choses et la petite marche va être effacée avec une pente plus douce pour les personnes en fauteuil. Enfin, M. Dauvin reconnaît que l'agence Montreuil n'est pas actuellement accessible aux personnes handicaptées mais ce n'est selon lui que provisoire en raison de travaux à venir. « Nous allons refaire l'extérieur du bâtiment et un accès spécial au local va être réalisé ».
M.-C.L.

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mercredi 8 octobre 2008

laon-La vie de quartier Rencontre inopinée



Présent sur la N44 depuis 38 ans.

Sur la N44, après le carrefour de l'Europe en direction de la Fère, voilà 38 ans que Gabriel Paquet y installe sa caravane (frites, snack, boissons). « Au départ, c'était pour manger pas cher, notamment lors des départs en vacances. A l'époque, j'étais sur la N44 7 jours sur 7 ». Puis les choses ont changé, la clientèle s'est modifiée avec l'ouverture de l'autoroute. « Aujourd'hui 80% des gens qui s'arrêtent sont des chauffeurs routiers de passage, c'est aussi une clientèle fidèle, j'ai eu un même client durant 25 ans ». En périphérie de Laon, le lieu a sa vie de quartier, on y rencontre, inopinément, Philippe Dimanche, « Je préfère que vous vous occupiez de lui, dit Gabriel Paquet, plutôt que de moi ». La situation de Philippe Dimanche a déjà été évoquée dans nos colonnes. Handicapé suite à un accident de la route, il vit dans sa voiture sur la place Jacques-de-Troyes. « Je suis puni de logement à Laon » dit-il. Revenant à Gabriel Paquet, celui-ci dit son attachement à l'endroit et à son job : « C'est à dose homéopathique que je m'achemine vers la retraite ».

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mardi 7 octobre 2008

laon -le cri d'alarme d'une locataire

Bruits, dégradations : le cri d'alarme d'une locataire


Marilyne se dit agacée par cette situation qui semble s'aggraver.

Une habitante du quartier Champagne multiplie les plaintes à l'encontre de jeunes qui se réunissent, la nuit, dans le hall de son immeuble. Elle nous fait part de son ras-le-bol.

INUTILE de se voiler la face : le quartier Champagne et ses barres d'immeubles n'ont rien du décor bucolique propice au calme et à l'évasion.

Mais d'aucuns en conviendront, cette cité n'a rien non plus du repaire de bandits ou de la zone de non droit.

En tout cas, c'est le sentiment que partage Marilyne, une locataire de l'avenue de l'Europe et qui entend le rester. Et si elle tape du poing sur la table depuis quelques jours, c'est qu'elle estime ne pas être entendue lorsqu'elle dénonce certains comportements mettant à mal sa tranquillité et celle de la plupart de ses voisins de cette HLM de 40 logements répartis sur dix étages.

« Vous ne pouvez pas vous tromper, c'est le plus grand du quartier », dit-elle avec un soupçon de fierté.

Ce qu'elle regrette, ce sont les rassemblements nocturnes dans le hall d'entrée de l'immeuble, dans les caves parfois ou encore dans les cages d'escalier.

« Une sorte de tradition »

« C'est devenu une sorte de tradition dont les effets sont surtout visibles le lundi matin.

Régulièrement, des ordures, des canettes de bière, des emballages de produits alimentaires jonchent le sol et témoignent que durant toute une nuit les lieux ont été véritablement squattés ».

Et le plus grave, estime-t-elle, « c'est que cette situation semble en passe d'être tolérée au nom d'une certaine paix sociale alors que pour ma part, je pense qu'il n'y a pas à transiger avec des gens qui ne respectent leur environnement ».

Cela fait six ans que Marilyne vit ici.
Et selon elle, le phénomène a toujours plus ou moins existé, mais pas aussi régulièrement.

« Cette fois, on a l'impression que des groupes se donnent rendez-vous. Il ne faut pas être très curieux pour se rendre compte que des voitures immatriculées dans la Marne sont souvent stationnées devant. Que viennent-elles faire là ? Du trafic ? Et puis, dans la nuit, les portes claquent, les esprits s'échauffent parfois à tel point que dernièrement les services de secours ont été obligés de venir pour évacuer un blessé ».
Feu dans la cave
Enferrée dans cette rancœur qu'elle nourrit depuis quelques années maintenant, Marilyne se souvient aussi de quelques épisodes qui ont failli tourner au drame :
« Une nuit, il y a eu le feu dans les caves. C'est mon ami qui a donné l'alerte. Depuis, l'Opal a fait fermer le local à poubelles, mais cela n'empêche pas les regroupements ».

A chaque fois qu'elle a cherché à parlementer, la locataire affirme avoir été copieusement insultée.

« Dernièrement, on s'en est encore pris à ma boîte aux lettres.

On est venu la réparer en début de semaine dernière », dit-elle, « de toute façon, ici, à chaque fois que quelque chose est cassé, on s'empresse de le changer afin de ne rien laisser paraître ».

Enfin, lorsqu'on lui suggère de quitter cet environnement qui, visiblement, lui sort par les yeux, elle s'énerve : « pourquoi je partirais ? Il y a des tas de gens bien dans cet immeuble. Certains sont là depuis des décennies et veulent, eux aussi, rester. Partir, ce serait donner raison à ces individus et çà je ne suis pas prête de l'accepter… »
Nicolas Fostier

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Article paru le : 7 octobre 2008

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lundi 7 juillet 2008

Laon Trois mois après, les rats ne sont toujours pas partis


Meurice William montre le trou où un rat s'est précipité après avoir traversé la cave.

Les nuisibles sont toujours signalés dans une résidence du quartier Montreuil. Pas d'invasion, mais le phénomène est difficile à éradiquer, à cause des pratiques de certains habitants.

LES employés de l'agence Opal Montreuil ont eu la désagréable surprise de découvrir un rat mort devant la porte de leur bureau, lundi dernier.
Aux dires d'un habitant de l'immeuble HLM, situé de l'autre côté de la rue Nestor-Gréhant, ce serait l'acte d'un des locataires, excédé par la présence de l'animal dans les caves depuis plusieurs mois.
Le chef de l'agence Opal, Christian Sinet, confirme : « Il n'est pas arrivé là tout seul. Quelqu'un a sûrement voulu nous faire voir qu'il y avait des rats, mais nous sommes au courant ».
Une société a déjà procédé à la dératisation des parties communes au début du mois de juin. Cependant, éradiquer les nuisibles n'est pas aussi simple qu'on pourrait le penser.
Frédéric Bertaux, qui a procédé à l'opération, rappelle que les méthodes ont changé : « Maintenant, on est très limités dans les produits et on ne peut pas les mettre où on veut ».
Impossible de répandre du raticide dans les couloirs des caves, où les enfants peuvent facilement circuler.

Restes de nourriture

Difficile aussi de s'attaquer aux terriers, pourtant bien visibles aux abords de l'immeuble. Ces produits pourraient être fatals aux animaux de compagnie qui en ingurgiteraient.
Quant à l'entretien des caves privatives, il incombe à chaque locataire.
Frédéric Bertaux met aussi en cause le comportement de certains résidants. « On fait 50 % du travail, ils doivent aussi faire des efforts », lâche-t-il en montrant des restes de nourriture qui jonchent la pelouse autour de la barre.

Il n'est pas rare non plus de voir des ordures en dehors du local à poubelles, pourtant l'une des rares pièces où les rongeurs peuvent être piégés en toute sécurité.

En diminution

Chez les habitants de l'immeuble, plusieurs sentiments se mélangent. La colère, notamment, chez l'un d'entre eux qui affirme s'être rendu « trois ou quatre fois à l'Opal » pour signaler ces problèmes, sans avoir obtenu de réponse.
Du côté de l'agence, Jean-Claude Kozakiewicz, en charge des relations avec les locataires, réfute cette accusation en brandissant la facture réglée pour la dératisation.
Meurice William, résidant de l'immeuble depuis neuf ans, lui, a déjà entendu parler du problème, mais il n'avait jamais vu de rats dans son immeuble avant… jeudi dernier !
Les animaux sont donc toujours présents, cela ne fait aucun doute.
D'autres locataires ont décidé de prendre les choses du bon côté. Comme cet homme d'une cinquantaine d'années qui habite dans l'immeuble depuis plus de vingt ans et en assure le nettoyage : il estime que les rats sont « moins nombreux qu'avant, mais c'est vrai que c'est un peu dégueulasse comme zone », concède-t-il.
L'entreprise garantit quatre mois son travail d'élimination des nuisibles.
Malgré deux visites de contrôle, elle pourrait donc revenir prochainement
Pierre-François Decourcelle

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Problèmes de nuisibles : à qui s'adresser ?

Selon l'endroit où les nuisibles ont été aperçus, l'interlocuteur à contacter change.
Locataires, c'est votre bailleur qui a la charge de faire dératiser l'immeuble où vous vivez.
Concernant les réseaux d'eau potable et les canalisations hors domicile, la responsabilité incombe à la société de distribution des eaux.
Sur le système de récupération des eaux de pluie, la ville intervient, « ponctuellement », rappelle la mairie, si des administrés signalent la présence de rats. Ces rongeurs ont tendance à être plus visibles après des orages violents, mais la situation peut revenir à la normale rapidement. En cas de prolifération avérée, la mairie, à travers le centre technique municipal, se met à disposition des particuliers pour les aider dans leurs démarches.
Renseignements au 03.23.22.88.00. Pas d'inquiétude particulière à avoir, Laon n'est pas la destination touristique favorite de ces bêtes.

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Article paru le : 5 juillet 2008

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mercredi 12 décembre 2007

Châlons-en-Champagne Régine, handicapée : être autonome avec un plain-pied

Châlons-en-Champagne Régine, handicapée : être autonome avec un plain-pied

Son appartement est coquet, mais pas adapté à sa condition de handicapée. Bloquée dans son fauteuil roulant, Régine réclame l'accès à un logement de plain-pied, et spécialement aménagé.

«MA vie est devenue un enfer. Mon état s'aggrave. Il faut que je déménage. A cause des marches, je ne peux même pas sortir toute seule, même pas pour prendre l'air cinq minutes ! »
Régine Favret, 47 ans, est atteinte de deux maladies rares, l'algoneurodystrophie et la fibromyalgie. Elle ne peut se déplacer qu'en fauteuil roulant.
Handicapée à 80 %, elle a perdu l'usage de ses deux jambes et de son bras droit : « Bientôt, le gauche va suivre ». Elle ne peut se nourrir qu'avec des couverts spécialement étudiés, cuillers et fourchettes coudées.
Son état nécessite la présence d'une personne du lever au coucher, en passant par tous les petits actes du quotidien. Temporairement, c'est sa belle-fille qui s'attelle à ces tâches. Régine demeure rue David-Blondel.
Si son intérieur est coquet, – « et je remercie le propriétaire de m'avoir dépannée » – il n'est pas adapté à sa situation.

Morphine et antidépresseur

Son domicile n'est pas de plain-pied. A l'entrée, il faut déjà gravir trois marches. Trois de trop. L'intérieur comprend aussi des différences de niveau entre les pièces. La baignoire ne lui est d'aucune utilité : « Il me faudrait une douche ! »
La galère de Régine débute en juillet 2005. Régine s'occupe d'autistes. Son travail n'est pas de tout repos. Ce jour-là, une personne entre en crise. Elle casse du matériel et surtout se dirige vers une machine à café. Boire du café lui est formellement interdit, sous risque de devenir totalement déchaînée et incontrôlable.
Dans son souci d'intervenir, Régine chute lourdement. Après le choc, les maladies, – qui ne seront pas hélas diagnostiquées comme telles tout de suite –, se déclenchent à tour de rôle.
A ce jour, il n'y a pas de traitement satisfaisant : la morphine et l'antidépresseur sont le lot quotidien de Régine, le premier médicament pour supporter la douleur, l'autre sa nouvelle condition : « Je ne retravaillerais plus jamais ! »
Longues

ont été les démarches mais aujourd'hui, la sécurité sociale a donné son accord pour la prise en charge d'un fauteuil électrique. Il améliorera son quotidien bien entendu. Elle n'aura plus à tourner la roue de son fauteuil manuel.

Potentiel économique

Mais du coup, son appartement actuel s'en trouvera encore moins adapté : « Le fauteuil que j'ai, pèse une quinzaine de kilos. L'autre quatre-vingts. Il faudra alors deux personnes pour me faire sortir de chez moi ! »
Régine s'est tournée vers les logeurs. Elle attend depuis un an : « J'ai écrit au directeur de l'Opac, car rue Stalingrad par exemple, il y a des maisons en construction, de plain-pied. J'ai envoyé une lettre recommandée avec accusé de réception. J'ai même joint mon dossier médical. Il ne m'a jamais répondu ! ». La Renaissance immobilière Châlonnaise lui a bien proposé un appartement au troisième étage : « Mais mon fauteuil ne rentre pas dans l'ascenseur ! »
Bref, toujours rien tandis que Régine rassure ces logeurs sur son potentiel économique : « Qu'on ne vienne pas me dire que les maisons adaptées pour handicapés sont chères et que je ne pourrais pas payer. Ici, je paye bien 650 euros, alors... ».

Fabrice Minuel

***

Renaissance immobilière : « Tôt ou tard, elle l'aura ! »

« Ce n'est pas un produit évident. Mais son plain-pied, Régine Favret l'aura tôt ou tard. Mais je ne peux pas vous dire si c'est dans quelques jours ou dans quelques semaines ».
Alain Marjolet, adjoint du directeur à la Renaissance immobilière Châlonnaise est sensibilisé : « Evidemment, ce dossier retient toute notre attention. Actuellement, deux demandes de même nature sont enregistrées chez nous. Nous ne pouvons pas encore les satisfaire parce que nous n'avons que quelques dizaines de logements de ce type à proposer ».
Contactée elle aussi, la direction de l'Opac, l'Office public d'aménagement et de construction, ne s'est toujours pas positionnée quant à ce dossier...

Régine Favret : il lui faut franchir trois marches pour entrer chez elle. Son appartement est coquet, mais pas adapté à sa condition de handicapée. Bloquée dans son fauteuil roulant, Régine réclame l'accès à un logement de plain-pied, et spécialement aménagé.

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Article publié sur le site du quotidien régional l'union Champagne-Ardenne Picardie

 

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dimanche 2 décembre 2007

il a demandé à l'Opal de changer d'appartement.

Laon Montreuil : « J'ai besoin de prendre l'air ! »

Victime d'un accident vasculaire cérébral, un habitant de la résidence Montreuil ne peut pratiquement plus sortir de chez lui car son appartement est situé au quatrième étage sans ascenseur.

«CELA fait des mois que je réclame mais il n'y a pas moyen d'avoir un autre appartement. En attendant, je passe mes journées dans ma chambre, devant la télé ou à regarder, par la fenêtre, les voitures qui passent ».
Victime d'un accident vasculaire cérébral il y a deux ans, Jean-Pierre Dautremay, un habitant de la résidence Montreuil, est resté en partie paraplégique après avoir passé deux mois en fauteuil roulant. Il ne peut plus utiliser son bras gauche alors qu'il est gaucher, et il a beaucoup de difficultés à marcher même avec l'aide de ses cannes. « J'étais menuisier mais je ne peux plus travailler. Je touche une pension d'invalidité de 750 euros par mois » précise cet homme, père de six enfants et grand-père de dix petits-enfants.
Et comme il habite au quatrième étage, il a beaucoup de mal à descendre ou monter les marches et, de ce fait, il lui est très difficile de sortir de son appartement. Alors il reste enfermé. A 52 ans, ce n'est pas une vie. « Je n'en peux plus, j'ai besoin de prendre l'air ».

Trois dans un F6

Avec son épouse, il a demandé à l'Opal de changer d'appartement. « Il nous faudrait un rez-de-chaussée ou un appartement avec un ascenseur. Et puis, maintenant, nos enfants sont grands. Nous n'avons plus avec nous qu'un enfant de 13 ans. Nous sommes trois à vivre dans un F6. Un quatre pièces serait suffisant et nous permettrait de payer un loyer moins cher ».
Le problème, c'est que le couple attend depuis des mois et le temps semble long à Jean-Pierre

Dautremay, qui passe son temps entre la télé, les séances de kiné, les cachets et les gouttes à prendre.
« On nous a dit que la commission de l'Opal allait nous attribuer un autre logement. Nous pensions que cela irait assez vite. Nous devrions être prioritaires » estime Mme Dautremay qui précise encore : « Nous avons toujours payé nos loyers à l'Opal depuis vingt-cinq ans. Nous ne devons pas un centime. Nous n'avons jamais eu de problème avec l'office même si on a parfois reproché à nos enfants de faire du bruit à l'extérieur. Je ne comprends pas pourquoi c'est si long ».
Jean-Pierre Dautremay a compris qu'il allait devoir encore patienter, sans doute plusieurs mois. Il se résigne, fataliste : « J'ai le temps de compter encore des voitures ! ».
M.-C.L.

Jean-Pierre Dautremay passe désormais tout son temps dans sa chambre, faute de pouvoir sortir. Victime d'un accident vasculaire cérébral, un habitant de la résidence Montreuil ne peut pratiquement plus sortir de chez lui car son appartement est situé au quatrième étage sans ascenseur.

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Article publié sur le site du quotidien régional l'union Champagne-Ardenne Picardie

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lundi 12 novembre 2007

Reims Nadège : « Ma mère vit comme dans une prison »

Obtenir un logement adapté au handicap est loin d'être une mince affaire : le parc réduit et les demandes particulières.

Depuis une dizaine d'années, la famille Dietz est en quête d'un pied à terre aménagé.

UNE barre d'immeubles rue Walbaum, un ascenseur qui fait souvent des siennes, un appartement au 9e étage et, une famille qui y habite depuis une quinzaine d'années. Ce tableau peut paraître somme toute bien banal si, l'un des membres de cette famille, la mère en l'occurrence, n'était pas en fauteuil roulant. Et qui dit handicap, dit besoin d'espace et d'équipements adaptés. Mais ici, ce sont plutôt les points noirs qui s'accumulent.
« Ma femme est obligée de rester dans sa chambre car elle ne peut se déplacer seule dans l'appartement avec son fauteuil roulant », raconte Jean-Paul Dietz, 59 ans, qui ne travaille plus depuis un accident du travail, dans les années 90, l'ayant rendu handicapé d'une main. « Elle a toujours besoin de quelqu'un. »
Âgée de 60 ans, son épouse Chantal connaît depuis des années de graves problèmes de santé. « Chaque fois que nous voulons la sortir, c'est tout une affaire. Il y a tout qui bloque, ajoute Nadège Gauchet, fille du couple. Elle vit comme dans une prison ».

« On nous laisse dans un coin »

Face à une situation qui le dépasse, Jean-Paul s'est même résolu, il y a peu, à solliciter l'aîné de sa fratrie de 12 enfants. « Mon frère n'a pas les mêmes réflexes que moi, avoue Marcel. Il s'est donc décidé à venir me voir pour m'aider dans mes démarches ». Notamment pour la rédaction d'un courrier au responsable de l'UDAF (Union départementale des associations familiales) dans lequel il l'invite à « venir voir l'état des lieux et à prendre des mesures d'urgence ». « Nous sommes tous les trois handicapés à 80 %, s'insurge Jean-Paul, et on nous laisse dans un coin ». Son fils Pascal, âgé de 23 ans, vit en effet avec eux et travaille dans un organisme pour personnes handicapées où il s'occupe des espaces verts.
Depuis 1994, les Dietz sollicitent un nouveau logement, selon Gilles Viellard, délégué à la tutelle pour l'UDAF. « Nous renouvelons leur demande chaque année, indique-il. Et, il y a deux ans, nous avons sollicité l'aménagement de leur logement car la famille voulait que Mme Dietz puisse prendre une douche ».
Mais à la suite de la visite d'un de leurs salariés et d'une ergothérapeute de l'ESVAD*, Reims Habitat a préféré s'orienter vers un relogement.

Une proposition

Sans nouvelles, Gilles Viellard a repris contact, en avril 2007, par l'intermédiaire d'une de leurs juristes. Et là, une proposition de logement a été faite

dans le quartier d'Orgeval. Une proposition refusée par la famille, notamment, car cela les éloignait du travail de leur fils et du jardin de Jean-Paul.
« Nous nous heurtons à des problèmes des deux côtés, déplore Karine Gaulier, responsable communication Reims Habitat. La famille a une attache dans son quartier, je peux comprendre mais, nous devons tenir compte de plusieurs critères, notamment de ressources pour ne pas les endetter ». Mais pour Gilles Viellard, « le problème de Reims Habitat est qu'il n'arrive pas à voir les cas d'urgence. Les Dietz ont des demandes très particulières mais, c'est son rôle de trouver ce qui leur correspond ».

Sahra Saoudi

* Service n'existant plus mais repris au sein de la Maison départementale des personnes handicapées de la Marne.

***

Une situation bloquée du côté de Reims Habitat ?

Reims Habitat s'est dit sensible à la situation des Dietz. Comme dans de nombreux cas, « ce sont des dossiers complexes, également suivis par des associations avec lesquelles nous travaillons en étroite collaboration. Nous essayons de faire au mieux pour leur donner un confort de vie, en répondant de manière optimum à ces demandes prioritaires », assure M. Toublanc, directeur de la communication auprès de l'organisme logeur. Mais selon Reims Habitat, le nœud du problème viendrait du manque de logements adaptés. « Nous nous occupons de réadapter environ une centaine de logements par an », alors que dans le même temps, un tiers de demandes en plus est déposé.
« La chance joue beaucoup », avoue M. Toublanc, en fonction de la libération des logements. Mais aussi, « les personnes accompagnent leur demande de beaucoup de critères, cela peut aller d'un logement près de l'hôpital à un logement loin de chez leur beau-frère ».
Quant à la durée pour le traitement des dossiers, la situation se serait améliorée depuis la loi de 2005 « pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». « Dans les années 90, la situation était ahurissante », reconnaît M. Toublanc, un dossier pouvait prendre des années avant d'être traité. « Aujourd'hui, nous ne répondons pas immédiatement mais nous essayons d'être le plus réactif possible, il nous faut quelques mois ». Le parc HLM est encore pauvre en ce qui concerne l'habitat à destination des personnes handicapées et ne compterait que 200 à 300 logements.

La majeure partie du temps, Chantal Dietz ne voit pour seul décor, que celui de sa chambre. Les portes trop étroites ne lui permettent pas de se déplacer sans l'aide de quelqu'un.
Photo : Christian Lantenois Obtenir un logement adapté au handicap est loin d'être une mince affaire : le parc réduit et les demandes particulières. Depuis une dizaine d'années, la famille Dietz est en quête d'un pied à terre aménagé.

Ma_m_re_vit_comme_dans_une_prison

Article publié sur le site du quotidien régional l'union Champagne-Ardenne Picardie

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